Voilà quelques temps que je m'étais éloigné de mon existence
électronique. Je rassure tout le monde, l'année 2008 s'est terminée en douceur
et la nouvelle a démarré sur les chapeaux de roues. Une excellente transition
automobile puisque je souhaitais évoquer depuis quelques temps des données peu
connues et pourtant vérifiées. Des informations certainement dissimulées pour
des raisons économiques.
Ce qui me choque depuis un ou deux
ans c'est le tapage réalisé autour des véhicules dits propres. Un
véhicule est considéré comme propre à partir du moment où son moteur émet moins
d'un certaine quantité de gaz carbonique dans l'atmosphère. Ce type de données
est repris tous les jours par les concessionnaires auto, le gouvernement mais
aussi les journalistes et dernièrement les assureurs.
La chasse au CO2 est ouverte !
Des primes (constructeurs, gouvernementales et d'assurances) pleuvent pour
tous ceux qui souhaiteraient lâcher moins de gaz. Résultats : les motorisations
au diesel figurent parmi les bonnes élèves de la classe, favorisant ainsi nos
constructeurs nationaux qui excellent dans ces technologies. Pour mémoire,
Peugeot est l'inventeur du moteur HDi, qui réduit le nombre de (grosses)
particules et donc les fumées de couleur peu avenantes. C'est également ce
constructeur qui avait équipé le plus petit modèle de sa gamme d'un moteur au
mazout ; la 204 dans les années 1970. C'était une première mondiale que
d'équiper des petites voitures en série avec un moteur fioul.
Je n'ai rien contre ces innovations. Ce qui me gêne aujourd'hui c'est cette
propension d'un nombre conséquent d'acteurs de premier plan à vouloir
dissimuler la nocivité des particules fines (d'une taille inférieure à 2,5
microns) des moteurs modernes. Il me paraissait important, via cet
article, de repréciser un certains nombre de faits :
- en 2000 les particules ont été responsables de 248.000 "décès anticipés"
dans l'Europe des 25 (source ASPA),
- les particules les plus fines sont les plus dangeureuses car elles peuvent
pénétrer au plus profond de l'appareil respiratoire et y amener des composés
toxiques, allergènes, mutagènes ou cancérigènes comme les hydrocarbures
polycycliques et les métaux lourds (source ASPA),
- une réduction de la concentration de l'air en particules fines de 10
microgrammes par mètre cube (µg/m3) est associée à un accroissement
de l'espérance de vie en moyenne de 0,6 année. L'étude a été publiée, le 22
janvier 2009, dans le New England Journal of Medicine (source
Le Monde du 3 février 2009).
- l'OMS (Organisation mondiale de la santé) souligne qu'une augmentation de
la concentration des PM 2,5 entraînerait à long terme une hausse de
6 % de la mortalité générale et de 12 à 14 % de la mortalité associée
aux maladies cardio-vasculaires et au cancer du poumon. Sans parler
de « l'apparition de cas sévères de bronchiolites
aiguës », source
Le Figaro du 22 octobre 2007.
Bon j'arrête là la litanie.
Le véhicule électrique n'est pas non plus la panacée ; cadmium et plomb dans
les batteries ; centrales nucléaires pour les recharger...
Quid du
GPL,
GNV, du moteur à hydrogène ? Je n'évoque
même pas l'éthanol...
A quand des stations d'
autopartage à Niort ?