Ajourd'hui 11.11.11, c'est la commémoration de la fin de la Grande Guerre.
Le Président de la République propose d'élargir la cérémonie "à la mémoire
de tous les soldats morts pour la France".
En période de sauvetage de la zone euro, la transformation du 11 Novembre
est un geste [politique] envers les Allemands, qui n'ont jamais accepté cette
date, symbole d'une défaite qui, pour eux, est un peu le point de départ du
désastre nazi.
Source : Le Monde
Aliieurs, le 11 novembre, plus à l'Est, c'est aussi :
le début des grands carnavals rhénans à 11h11 qui finiront le
22.02.12,
la commémoration de la
création de la République de Mayence, première démocratie sur le sol
allemand. Le 11 symbolisant la devise de la France républicaine : ELF
(onze en allemand) donnant les initiales de Égalité, Liberté, Fraternité,
et surtout la fête de la Saint-Martin (celui qui a partagé une partie de son manteau
avec un déshérité transi de froid et dont la cape est à l'origine du mot
chapelle)
Le défilé de la Saint-Martin est un événement majeur où les qualités de
bricoleurs des enfants pourront se manifester dans la confection de lanternes
et lampions de toutes les formes et couleurs en chantant “Laterne, Laterne,
Sonne, Mond und Sterne. Brenne auf, mein Licht, brenne auf, mein Licht, aber
nur meine liebe Laterne nicht!”
Et en France ?
Malgré son histoire liée aux villes de Poitiers et de Tours, Saint-Martin n’est
pas fêté, excepté en Alsace [...]
Source : La connexion française
Enfin pour d'autres c'est un jour très particulier (fertilité, fin du
monde, symboles...) : tour d'horizon
Sont-ils si hyper que celà ? Les années passent, les problèmes
restent. Les solutions sont connues mais pas assez rentables... pour le moment.
Les électrohypersensibles sont ces personnes qui souffrent lorsqu'elles sont
exposées à des champs ou des ondes électromagnétiques.
L'électrohypersensibilité est toujours méconnue et notamment par les
professionnels de la santé (en France... pas en Suède) c'est pourquoi je vous
recommande l'écoute de l'émission Nous
autres de Zoé Varier diffusée le vendredi soir sur France Inter de 20 à
21h. Les 5 et 12 novembre sont consacrés aux sensibles. Voici
le lien pour baladodiffuser
(podcaster) l'émission.
Le sujet du 29 octobre intitulé Résister était également
très intéressant... et émouvant. L'animatrice y interviewait des anciens
résistants qui refusent le «diplôme d'honneur aux combattants de la deuxième
guerre» que le ministère de la défense veut leur remettre.
MM. René Heitz, Charles Paperon & Pierre Moriau ont été des résistants
de la seconde guerre mondiale. Aujourd'hui ce sont de vieux messieurs de plus
de 80 ans et ils n'ont rien perdu de leur indignation et de leur conviction.
C'est en toute conscience, qu'ils ont décidé de ne pas accepter cet hommage
d'un gouvernement qui chaque jour démantèle un par un les acquis de la
résistance. Fidèles à ce qu'ils ont été, à ce qu'ils sont, à ce qu'ils ont
combattu et défendu, Réné, Charles et Pierre sont des résistants d'hier, des
résistants d'aujourd'hui.
[...] En décidant le démantèlement de camps illégaux de Roms et en
envisageant de déchoir de leur nationalité certains criminels d'origine
étrangère, Nicolas Sarkozy a suscité l'indignation de la société civile et de
l'opposition, et l'inquiétude de l'ONU, de la Commission européenne, du
Vatican.
En Europe, des manifestations ont rassemblé
plusieurs centaines de personnes devant quelques représentations de la
France.
La plus grosse mobilisation (plusieurs centaines de manifestants) a eu
lieu à Rome. Sur les banderoles à Bruxelles, on pouvait lire: «Roma,
immigrants, who's next ?» (les Roms, les immigrés, qui d'autres?). A Barcelone:
«Basta deportaciones» (Ca suffit les déportations). A Londres: «Assez, c'est
assez».
Ce 4 septembre, partout en France, on commémorait le 140è anniversaire de la
naissance de la IIIè République.
L'occasion de manifester à Niort et ailleurs pour défendre la liberté,
l'égalité et la fraternité. L'occasion de dire non à la montée de la
xénophobie, de dire non aux accusations proférées par le gouvernement qui monte
les citoyens les uns contre les autres, français ou pas. L'occasion enfin de
retrouver des connaissances, des collègues, des amis et des inconnus qui
partagent une autre façon de penser la société.
Et pour bien redémarrer le blog je relaie une
information qui a peu été annoncée (ou que j'ai peu entendue), une manifestation ce 4
septembre 2010 afin de dénoncer la politique française actuelle de
l'immigration et de la stigmatisation de populations. Je vous invite à signer
l'appel citoyen en
ligne.
En Deux-Sèvres, trente organisations départementales appellent à un grand
rassemblement :
le samedi 4 septembre à 10h30 Place de
la Brèche à Niort
Je ne manifesterai pas le 7 pour les retraites même si la réforme en cours ne
me parait pas suffisamment réfléchie et aboutie. L'important est ailleurs me
semble-t-il et je suis pessimiste quant à notre avenir. Nous poursuivons,
consciemment ou non, le modèle de générations antérieures qui n'est plus adapté
ou qui ne parvient pas à s'adapter aux évolutions contemporaines. Les écarts se
creusent encore, entre le peuple et ses représentants, entre les pauvres et les
riches et surtout entre le Nord et le Sud, entre l'Est et l'Ouest.
Les uns exploitent les autres et le problème, pourtant connu, semble
insoluble...
Assez de "reconduire à la frontière" (trop gentil l'accompagnement !)
une majorité de gens venus chercher un meilleur ici.
Ce matin tôt, deux bonnes âmes m'ont recueilli après une belle soirée passée
dans le marais (merci au passage à Stéphane et à son équipe préparatrice).
L'occasion pour moi d'expliquer comment j'avais pu changer d'univers.
Voici quelques pistes. Outre les
avantages à vivre en Alsace, énoncés dans un précédent billet, il y a tout
de même quelques bonnes raisons de quitter ce "jardin magnifique".
Le climat est de type continental, glacial en hiver, écrasant en été. Les
amplitudes thermiques (quotidiennes ou annuelles) sont importantes.
La mer est loin et les rares plans d'eau ne suffisent pas (d'ailleurs les
alsaciens se baignent chez leurs voisins à Kehl ou à Caracalla (un must have
seen).
La circulation autour de la métropole strasbourgeoise est devenue un
cauchemar depuis l'instauration de la LKW-Maut (péage pour Poids-Lourds) en
Allemagne en janvier 2005. Les réseaux routiers se sont construits en parallèle
mais pas avec les mêmes
philosophies.
Le chômage est en hausse continue, en gros, depuis la réunification
allemande (les travailleurs transfrontaliers sont revenus !)
C'est aussi une terre d'échanges, de passages et donc de départs
ou d'arrivées.
L'accès à l'internet est devenu aujourd'hui
presque aussi indispensable que l'eau, le téléphone ou l'électricité ; pour
suivre et gérer le quotidien (banques en ligne, démarches administratives),
pour rester en contact avec ses proches, pour décrocher un emploi ou trouver
une information rapidement... sans compter toutes les fonctions "gadgets" qui
facilitent la vie de tous les jours (géolocalisation, del.icio.us, comparateur de
prix, covoiturage...).
Le gouvernement a ainsi demandé aux fournisseurs d'accès de proposer une
offre sociale d'accès au haut débit 1, 2 aux environs de 20 €
par mois, soit peu de temps après qu'Alice
et Numéricâble aient commercialisé leurs offres.
[Autopromotion] Le Conseil général des Deux-Sèvres quant à lui participe au
financement des connexions à l'internet des familles de collégiens
boursière jusqu'à 50% (délibération du 10 juillet 2009)
[/autopromotion].
Paris, 1959, Michel Marini vient de fêter ses douze ans. Les familles
paternelles et maternelles sont réunies sous le même toit. Evénement rarissime
quand on sait que tout oppose les Marini et les Delaunay.
Les origines bien sûr mais aussi les catégories sociales, les idées
politiques et culturelles. Le petit Michel est scolarisé à Henri IV. Il n'est
pas autorisé à accompagner son père à la fête de l'Huma, il pourrait mal
tourner comme son frère Franck, communiste convaincu et pour une Algérie
indépendante.
En lecteur boulimique Michel peut heureusement s'extraire du carcan
familial. Dans ses évasions, il est également aidé par le rock'n roll, la
photographie qu'il pratique régulièrement et le babyfoot dont il est passé
maître en fréquentant le Balto à Denfert après les cours ou parfois même
pendant. C'est dans l'arrière salle de cette brasserie qu'il fera la
connaissance de Sartre, Kessel et de nombreux réfugiés politiques hongrois,
polonais, allemands ou soviétiques aux destins rocambolesques et souvent
tragiques. Ces tranches de vies apportent un éclairage différent de l'Histoire,
de la guerre froide ou des événements d'Algérie. Pour Michel, c'est l'odyssée
de l'apprentissage de la vie entouré de ses copains de leurs idéaux et de leurs
désillusions.
Une fresque des années 60, haletante et superbement écrite. Un roman à
découvrir dès sa sortie (le 19 août).
Enfin ! Il semblerait que le présumé terroriste, révolutionnaire, arnacho
autonome, grand méchant de la galaxie du cosmos soit en passe d'être
libéré sous contrôle judiciaire strict. Cela vient
tout juste d'être annoncé par Europe 1. Extrait :
Thierry Fragnoli, qui est chargé de l’enquête sur les sabotages de lignes
SNCF en novembre 2008, va donc prendre jeudi l'ordonnance directe de remise en
liberté, comme il en a le pouvoir. Quatre demandes avaient jusqu'ici été
rejetées par les juges des libertés et, en appel, par la chambre de
l'instruction de Paris.
C'est lors de mon retour de la
préparation de la Bourse d'Echange Local du Sel niortais que j'ai entendu
pour la première fois la voix si particulière de Jean Ziegler...
Il était l'invité du Zapping de France Inter pour présenter son dernier ouvrage
La haine de l'occident. Ce suisse n'a pas la langue
dans sa poche et ne connait pas la langue de bois. Je ne peux que vous
recommander de ré-écouter l'émission ou de lire un de ses précédents
ouvrages.
Bande son :
Un enfant assis attend la pluie
Parait qu'une bande de jeunes à Tarnac
seraient des terroristes ! Pour vous faire votre opinion je vous suggère
ce précédent article de
votre serviteur, ce commentaire (de votre
serviteur) sur un ouvrage qui fait parler de lui en ce moment, notamment à la
radio (pas de votre
serviteur, l'autopromotion çà va un temps) ce soir.
Bande son : Société tu m'auras pas
C'est décidé.
Le 1er mai je battrai le pavé. Seul, en famille ou avec des amis,
qu'il pleuve ou qu'il vente. Je battrai le pavé.
Assez de ce monde qui s'enrichit en pillant les pays du Sud. Assez de ce
monde qui assassine
des enfants au nom de la rentabilité et de la prospérité économique. Un an
après les émeutes de la faim, le problème reste entier.
Assez de ces firmes qui dictent leurs comportements aux gouvernements ou
aux agriculteurs.
Assez des mascarades de nos députés. 36 seulement sur 577 ont voté (pour ou
contre) le texte sur l'HADOPI.
C'est ce qu'on appelle la représentativité ?
Assez de ces mensonges sur
l'innocuité des champs électromagnétiques et notamment cette l'étude
(réalisée en 2005 !) et publiée il y a quelques jours peu avant la table ronde
sur les radiofréquences (ex-Grenelle des antennes)... Un hasard !?
Assez des coupes budgétaires dans l'éducation.
Assez d'aider les institutions financières ou les grandes entreprises dans
la tourmente. Leur intérêt n'est plus n'est pas le nôtre.
Assez d'accuser les jeunes de ne plus rien respecter.
Ce matin avant d'apporter notre char à bœuf
polluant au contrôle technique, j'ai ouvert le poste de radio mécaniquement,
comme d'accoutumé avant d'avaler mon petit déjeuner. J'apprécie moyennement
Stéphane Paoli d'habitude, mais cette fois-ci j'ai tendu l'oreille vers 8h et
quart pour comprendre ce qu'était cette ronde des obstinés, une sorte de
contestation en cercle, sous la forme
la plus pacifique qui soit. Un tourner ensemble pour ne pas mal
tourner (Denis Guedj).
Cette intéressante interview du mathématicien à l'origine de cette déambulation
s'est prolongée après la revue de presse avec un entretien de Roland Gori,
auteur de La santé totalitaire. Essai sur la médicalisation de
l’existence et initiateur de l'appel des appels. Il y
est notamment question de réappropriation de l'espace public.
Des points de convergence pour échapper au déterminisme et se dégager des
contraintes des marchés. Comme dans mon précédent billet...
J'adhère !