Perspectives Niortaises

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Tag - identité

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samedi 29 novembre 2014

Black Friday

Ces derniers jours, j'ai constaté une augmentation exponentielle de messages à caractère promotionnel dans ma messagerie ou dans les magasins que je fréquente. Il y est question du Black Friday qui marque le top départ des achats de Noël,


Black Friday en messagerie

Le Black Friday (litt. « vendredi noir ») est, aux États-Unis, le lendemain du repas de Thanksgiving, qui marque traditionnellement le coup d’envoi de la période des achats de fin d’année.
Source Wikipédia

Black Friday à Chauray (Casino)

En France, l'événement est repris pour la première fois par les grandes enseignes, sans doute pour relancer des ventes atones et tenter de dépasser les volumes des années précédentes.
En effectuant quelques recherches pour rédiger ce billet, j'ai découvert les articles des quotidiens Le Monde et Le Figaro qui partagent les mêmes constatations : l'import du Black Friday et ses tentatives d'acclimatations dans nos régions. Ce mouvement de fond semble d'ailleurs général, puisque d'autres pays se sont lancés dans la course depuis peu. Il semble plutôt bien organisé, bien loin d'une simple opportunité ou d'un choix spontané et isolé d'un ou deux marchands.
Cependant je n'ai trouvé aucune info sur une quelconque organisation chargée de répandre cet événement marketing, à part les chiffres publiés par la National Retail Federation.

Halloween hier, Black Friday aujourd'hui et sans doute Cyber Monday demain. Notre monde s'américanise, mais faut-il s'en plaindre ? Je ne crois pas. Pas plus qu'il ne faut s'en réjouir.
En attendant, ici à Niort nous avons le Pink Day ! A chacun sa couleur.

Bande son : Black Celebration

dimanche 12 août 2012

Quel réseau social êtes-vous ?

Houra !  Après des années de résistance, N.K. vient d'investir deux réseaux sociaux en moins de... deux jours. Elle aussi, partage désormais des informations sur Twitter et Facebook. Une véritable (r)évolution !
Il est certain que son dernier premier joujou électronique tactile (un Samsung Galaxy Y) l'aura aidé à franchir le cap... aidé de poussé par son environnement professionnel, familial, amical aussi. Et puis, il était peut être temps de faire comme les autres de faire taire les rumeurs !

Mais pourquoi Facebook et Twitter ? Ces services propriétaires (hou !) qui tentent de se rémunérer avec de la publicité (et qui n'y parviennent pas).
Pourquoi pas Google Plus ? indenti.ca ?
Ou quelque chose de plus "ouvert" comme :

  • TheChangebook qui affiche sa différence (mais pas graphiquement) :
  • TheChangebook se place en opposition à Facebook, lequel est à but lucratif, vends ses utilisateurs par l'utilisation de la publicité et cherche à monétiser toujours davantage son réseau. TheChangebook fonctionne sans publicité. [...] TheChangebook sera progressivement géré collectivement par ses utilisateurs.

  • App.net, le dernier né, dont le service restera payant, après le lancement
  • Un réseau social où les utilisateurs et les développeurs sont la priorité, pas les annonceurs

  • Diaspora*. Ce réseau social, en Open Source, actif depuis novembre 2010 offre à ses membres un contrôle total sur leurs données personnelles... mais il a raté son lancement, finalement reporté à la fin de l'année 2012.
Pour des raisons de popularité et de facilité (toute relative) de prise en main, les deux plus grands réseaux sociaux ont été privilégiés. Facebook compte 900 millions d'utilisateurs dans le monde et Twitter 500 millions . En France, respectivement 25 millions (un internaute sur deux) et 5 millions.
Le succès de l'exposition photo "iNiort" d'Eric Chauvet au Pilori, outre le talent du photographe, est également lié à la présence active de l'artiste sur ces deux réseaux sociaux (et bien d'autres).
Dès lors les choix étaient faits.
Elle a plongé.
Je l'avais poussé.

Bande son : Communication Breakdown

dimanche 8 janvier 2012

Kouglof ou Kouign-amann ?

En ces temps de dégustation de galettes, des lobbies particuliers mènent une lutte fratricide pour imposer leur gâteau au reste du monde. Actuellement ce sont les bretons et les alsaciens qui tiennent la corde.

Non, ce ne sont pas les corporations régionales de pâtissiers qui se battent pour vanter les mérites du Kouign-Amann ou du Kouglof. Ce sont des gens comme vous et moi, peut-être un peu geek (mais pas que) qui souhaitent imposer le nom de leur pâtisserie préférée à la prochaine version du système d'exploitation mobile open-source : Androïd.

Chaque nouvelle mouture porte, en effet, un nom (en anglais le plus souvent) de dessert : Donut, Eclair, Froyo, Gingerbread... pour en citer quelques uns. Le dernier en date ? Ice Cream Sandwich. Le prochain ? Jelly Bean.
Le suivant ? Si vous avez bien suivi, il commencera par la lettre "k" puisque les noms de codes se succèdent selon une logique alphabétique.
Ils sont comme çà les programmeurs, de grands enfants.

Et donc bretons et alsaciens sont sur les rangs sur Facebook, Google+ et consorts.

Bande son : iRobot

vendredi 11 novembre 2011

11 novembre 2011

Ajourd'hui 11.11.11, c'est la commémoration de la fin de la Grande Guerre. Le Président de la République propose d'élargir la cérémonie "à la mémoire de tous les soldats morts pour la France".

En période de sauvetage de la zone euro, la transformation du 11 Novembre est un geste [politique] envers les Allemands, qui n'ont jamais accepté cette date, symbole d'une défaite qui, pour eux, est un peu le point de départ du désastre nazi.
Source : Le Monde

Aliieurs, le 11 novembre, plus à l'Est, c'est aussi :

  • le début des grands carnavals rhénans à 11h11 qui finiront le 22.02.12,
  • la commémoration de la création de la République de Mayence, première démocratie sur le sol allemand. Le 11 symbolisant la devise de la France républicaine : ELF (onze en allemand) donnant les initiales de Égalité, Liberté, Fraternité,
  • et surtout la fête de la Saint-Martin (celui qui a partagé une partie de son manteau avec un déshérité transi de froid et dont la cape est à l'origine du mot chapelle)

    Le défilé de la Saint-Martin est un événement majeur où les qualités de bricoleurs des enfants pourront se manifester dans la confection de lanternes et lampions de toutes les formes et couleurs en chantant “Laterne, Laterne, Sonne, Mond und Sterne. Brenne auf, mein Licht, brenne auf, mein Licht, aber nur meine liebe Laterne nicht!”
    Et en France ?
    Malgré son histoire liée aux villes de Poitiers et de Tours, Saint-Martin n’est pas fêté, excepté en Alsace [...]
    Source : La connexion française

Enfin pour d'autres c'est un jour très particulier (fertilité, fin du monde, symboles...) : tour d'horizon

Bande son : Laterne, Laterne

dimanche 2 mai 2010

Usurpation d'identité électronique

C'est rocambolesque... c'est à Niort ! L'histoire en détail sur la Nouvelle République et en vision élargie sur Numérama
[Ajout du 3 mai 2010 : Le Monde relaie l'affaire en pointant les difficultés de la loi Hadopi]

Il est grand temps de s'équiper du Guide d'autodéfense numérique !

Bande son : L'Arsène

lundi 11 janvier 2010

Gastronomie en Deux-Sèvres

Au carrefour de La Rochelle et ses Francofolies, son Grand Pavois ;
de la Vendée et son Puy du Fou, son Vendée Globe ; de la Vienne et son Futuroscope ; de la Charente et son Cognac, son festival d'Angoulême se trouve un endroit discret où il fait bon se restaurer.

Pour en avoir le coeur Net, foncez déguster une des meilleures Escapades de Jean-Luc Petitrenaud à Niort et ses environs.

Après un passage remarqué au 10è Carrefour des Métiers de Bouche vous découvrirez les Halles et son magnifique marché... Voir le documentaire en ligne (soyez patient, la vidéo nécessite une bonne connexion à l'internet). Rien de tel pour aiguiser votre appétit.

Et si -comme moi- le virtuel ne suffit pas à apaiser vos sens, quittez Niort et rendez-vous, tôt ou tard, au Chapeau Rouge à Saint-Loup-Lamairé !

Magnifique glycine à St Loup
Terrasse du Chapeau Rouge Jardin du Chapeau Rouge
Billet inspiré par Jean Louis Gay
Bande son : Sur une nappe de restaurant

mercredi 26 août 2009

Elsass Blues

Ces derniers temps, lors de petits -et fort heureusement rares- moments de nostalgie, j'ai plaisir à écouter une chanson d'Alain Bashung découverte peu après son décès. Ce petit morceau de quelques 3 minutes me transporte et me ramène dans un endroit bien singulier.

  • Un endroit où le Concordat est la règle entre l'Etat et les quatre cultes reconnus depuis 1801 (mais toujours pas le culte musulman), un endroit où l'enseignement religieux est obligatoire, où les prêtres, pasteurs, rabbins… sont rémunérés par le Ministère de l'Intérieur .
  • Un endroit où les associations ne dépendent pas de la loi 1901 mais d'une loi 1908, leur conférant des droits et devoirs différents.
  • Un endroit où la sécurité sociale est excédentaire, où les soins sont remboursés à 90%, les médicaments à 80, où il n'y a pas de délai de carence lorsque un congé maladie intervient, où les mutuelles "santé" sont moins chères. 
  • Un endroit où l'allemand n'est pas considéré comme une langue étrangère. Dixit un arrêté ministériel de 2007 SVP (plus européen tu meurs) !
  • Un endroit où la faillite personnelle est admise depuis plus de 80 ans.
  • Un endroit où les communes avaient une compétence d'aide sociale (c'est toujours le cas à Strasbourg).
  • Un endroit où l'apprentissage est développé et reconnu. Où les petits connaissent les Jardins d'Enfants (Kindergarten).
  • Un endroit où les salariés ont deux jours de congés de plus par an : à la Saint-Etienne (le 26 décembre) et le vendredi (Saint) précédent Pâques.
  • Un endroit où l'application de la loi sur le travail du dimanche est exclue.

Mais qu'est ce que je fais en Deux-Sèvres ? Réponse dans un prochain billet ce billet...

Bande son : Elsass Blues

mercredi 5 août 2009

Les saisons de la solitude

Les saisons de la solitude

Through Black Spruce (titre original)
Joseph Boyden, traduction de Michel Lederer (Albin Michel)

Will habite à Moosonee, dans un coin paumé du Canada, à l'image du vieil homme. Dans le coma, allongé sur son lit d'hôpital son esprit Anishinabe s'en est allé pour nous emporter dans ses souvenirs du Grand Nord. Ses pensées croisent celle de sa nièce Annie qui le veille régulièrement. 

Au cours de ses visites elle lui confie ses secrets et notamment ses découvertes de la culture des blancs parqués dans les grandes métropoles septentrionales du continent américain. Elle espère sortir son oncle de sa léthargie en lui contant ses aventures à la recherche de sa soeur Susanne, disparue bien avant l'entrée de Will à l'hôpital.

Annie et Will entremêlent leur récit à la manière dont leur tribu embrasse la société urbaine, pour le meilleur et pour le pire. Le lecteur est tantôt plongé dans les immenses forêts au plus près de la vie sauvage, tantôt dans la jungle urbaine des cités les plus hypes de la planète. Deux mondes, deux pensées qui s'entrechoquent et s'interpénètrent. L'auteur évoque avec délicatesse l'intrusion de la modernité et ses effets déstructurants sur le long terme. Mais ce roman contemporain est avant tout un hymne à l'amour et à la vie sous toute ses formes. Les difficultés et les vicissitudes côtoient les plaisirs simples qui nous poussent chaque jour à poursuivre la route.
Un roman saisissant et émouvant. J'ai adoré !  

Bande son : The Rifle

samedi 10 mai 2008

Contrastes et identités

De Strasbourg, je considérais les Deux-Sèvres comme un département commun, comme tant d'autres (!?) en France (j'ai changé d'avis depuis). Je m'imaginais que seules l'Alsace, la Bretagne et la Corse possédaient une identité régionale, voire départementale, marquée. J'étais à mille lieues de m'imaginer qu'un petit département rural de Poitou-Charentes pouvait regorger de tant de richesses.
La Rochelle et la facade océanique voilà ce que je trouvais singulier ! Mais quoi de plus normal lorsque l'on vit à l'opposé, à plus de 800 km de là ?

Carte des pays des Deux-SèvresC'est en sillonnant le département à la rencontre des animateurs multimédia des Plans Net que j'ai peu à peu découvert les pays que je traversais, la gâtine, le pays mellois, les bocages bressuirais, les fameux marais... Les marais sont d'ailleurs en voie disparition pour faire place à la culture du maïs. Là, au moins, je ne suis pas dépaysé. Le constat est identique en Alsace : la suprématie du maïs et la disparition de la diversité.

Bref, même si la monoculture gagne du terrain (maïs ou colza), le département peut s'enorgueillir d'une belle diversité de terroirs et de paysages préservés. J'aurai l'occasion d'y revenir.