Perspectives Niortaises

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Tag - faim

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samedi 4 juin 2011

De la douceur... bordel !

Niort, 29°C aujourd'hui. Ce n'est pas encore l'été. La France connaît en cette année 2011 son printemps le plus chaud depuis le début du XXè siècle et le plus sec des cinquante dernières années devant ceux de 1976 et 1997, a annoncé Météo France mardi 31 mai 2011 dans un bilan provisoire.

Je plains les agriculteurs, les conventionnels tout du moins. Pas facile de faire un des plus vieux et des plus nobles métiers du monde par les temps qui courrent. Entre les légumes tueurs qui effraient les populations, la sécheresse qui n'en finit pas, privant les élevages de foins, de blé, les productions qui ne permettent plus aux paysans de vivre du fruit de leur travail, que reste-t-il ?

Où sont les solutions ? Celles promises par Monsanto pour disposer de plantes résistantes ? Celles du gouvernement pour mobiliser l'armée pour le transport de paille ?

Et s'il fallait chercher ailleurs ? Il faut en finir avec la soumission de la terre comme le propose la Genèse. Elle nous conduit droit à la ruine et au désastre. Il est peut être encore temps de se rendre compte que l'Homme ne domine pas la nature, au mieux il compose avec. Haïti, Fukushima, La Faute-sur-Mer, les tornades aux Etats-Unis, la sécheresse maintenant. Surmédiatisation ou accélération biblique du rythme des catastrophes ?

Pourquoi cela s'arrêterait-il demain ? Nous savons tous que nous ne pouvons plus continuer à vivre à ce rythme là, rouler à tombeau ouvert. Cà et là des voix s'élèvent pour changer de braquet et revisiter nos modes de production ou de consommation :

  • Boulanger autrement ! Nicolas Supiot est un paysan boulanger qui cultive son blé et fait cuire son pain lentement, sans le stresser. 
  • et surtout ce film de Coline Serreau qui consacre une part importante de son documentaire, Solutions locales pour un désordre global, au sol nourricier. Je ne résiste pas au plaisir de citer quelques passages : 

Les sols sont morts, ils ont été déshabillés littéralement. Les sols ne sont plus nourris ce sont les plantes qui sont nourries aujourd'hui. Le fumier n'est plus restitué au sol. On a divisé, cloisonné et délocalisé les productions : la paille et les céréales en Beauce, l'élevage en Bretagne. (Philippe Desbrosses, agriculteur, docteur es Sciences de l'Environnement)

Autrefois il y avait un équilibre agro-sylvo-pastoral. La Terre çà se respecte, pas besoin de la labourer pour augmenter les rendements. (Claude Bourguignon, ingénieur agronome).
Les sols qui ne sont pas labourés permettent de mieux retenir l'eau (comme en forêt) et sont donc préservés de la sécheresse. (Loubenetsi Vasiliy Petrovitch, agriclutleur, directeur d'Agroecologhia).
Une solution parmi d'autres au manque d'eau ?

mercredi 8 avril 2009

Désert

Que lire quand le porte monnaie se retrouve vide et que la fin du mois n'est pas encore là ? Je dois dire que je me suis régulièrement posé la question pour faire des économies.
Aller à la bibliothèque municipale ? Chercher parmi les ouvrages endormis de nos étagères ; ceux jamais ouverts, faute d'envie ou de temps ? Solliciter un prêt (de livres bien entendu) auprès d'un(e) ami(e) ? C'est justement cette dernière hypothèse que j'ai retenue.

J'ai découvert Désert il y a quelques jours, suite à une discussion avec une collègue sur les écrivains voyageurs romans de voyage, nous avions évoqué LE roman de Nicolas Bouvier, de Sylvain Tesson (Petit traité sur l'immensité du monde) ou plus récent, La traversée du désert d'Isabelle Jarry (également prêté par ma collègue).

DésertJean Marie Gustave Le Clézio (NRF Gallimard)

Lalla habite une ville maritime nord africaine. Son quotidien d'adolescente est constellé de rêves, d'ailleurs, qui lui permettrait de s'extraire de sa Cité. Elle trompe l'ennui en effectuant de nombreuses promenades vers les pâturages ou les plages pour retrouver Naman, le vieux pêcheur ou Hartani, le berger.
Nour, un garçon d'une dizaine d'année, arpente le désert avec ses parents. Ils partent quotidiennement à la recherche d'eau et de vivres pour subsister. Il n'existe pas de lieux où ils pourraient s'établir ou à tout le moins se poser quelques temps. Les ressources sont rares, épuisées ou privées par les occidentaux qui raflent et déstructurent les sociétés autochtones en ce début de XXè siècle.
Ils détruisent les organisations séculaires et les mythes sacrés qui les sous-tendaient.

Avec la progression du roman la dimension onirique incarnée par Lalla et Nour s'évapore peu à peu à l'image de l'enfant devenant adulte. Les voyages forment-ils ou déforment-ils la jeunesse ?
Les parcours singuliers des deux protagonistes reposent sur une origine que le lecteur suppose commune, voire familiale (les hommes bleus) qui enveloppe le récit d'une brume de poésie dissipée peu à peu par les vents cartésiens des européens.
Subtil et universel. Merci Corinne.

Article publié initialement sur le blog de la librairie Caractères.
Bande son : A horse with no name.

jeudi 26 mars 2009

Quelques engagements citoyens

Soirée citoyenne pour soutenir quelques actions qui me paraissent dignes d'intérêts :

  • Sur les OGM
    Connaissant quelque peu les intérêts d'une multinationale qui propose ses semences aux agriculteurs en les enfermant dans une dépendance, considérant les inconnues sur l'environnement et les risques sanitaires et convaincu par ailleurs que ces graines ne permettront pas de lutter contre la faim dans le monde, je signe la pétition de Greenpeace OGM j'en veux pas.
  • Sur la loi instituant l'HADOPI.
    Préjudiciable pour les logiciels libres1, préservant l'intérêt de quelques majors, loi techniquement déjà dépassée2,3 sont les quelques unes des raisons qui me poussent à adhérer à l'appel de la Quadrature du Net.

  • Enfin, sujet d'actualité, les CEM émis par les téléphones portables et les antennes-relais.
    Je ne peux que vous recommander la lecture d'un blog aujourd'hui abandonné. Compulsez également les sites internet du Criirem ou celui de Priartem.
    Enfin, pour les adeptes du papier, trois ouvrages commentés par votre serviteur : Votre GSM, votre santé : On vous ment ! et Ces ondes qui tuent, ces ondes qui soignent, ouvrages un peu techniques mais faciles d'accès.
    Plus jamais seul. Le phénomène du portable reste mon préféré. Ce livre ne traite pas des conséquences sanitaires mais des retombées psychologiques et sociologiques de l'introduction du téléphone dans nos sociétés. Un régal !
Bande son : Objectif Terre

mardi 27 mai 2008

L'empire de la honte

Tout enfant qui meurt de faim dans le monde d'aujourd'hui a été assassiné.

C'est sur cette citation de Jean Ziegler que je me suis arrêté. J'ai dévoré son ouvrage en quelques jours et l'ai commenté sur le blog de ma compagne.

Aujourd'hui dans le même temps, France Inter consacrait ses programmes à la fin dans le monde :
Ces émission sont disponibles à l'écoute à la carte pendant sept jours mais rien ne vaut le livre du rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies.
Bande son : Plus rien ne m'étonne