Perspectives Niortaises

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samedi 16 mai 2009

Jean Ziegler

C'est lors de mon retour de la préparation de la Bourse d'Echange Local du Sel niortais que j'ai entendu pour la première fois la voix si particulière de Jean Ziegler...
Il était l'invité du Zapping de France Inter pour présenter son dernier ouvrage La haine de l'occident. Ce suisse n'a pas la langue dans sa poche et ne connait pas la langue de bois. Je ne peux que vous recommander de ré-écouter l'émission ou de lire un de ses précédents ouvrages.
Bande son : Un enfant assis attend la pluie

vendredi 10 avril 2009

Je manifesterai

C'est décidé.
Le 1er mai je battrai le pavé. Seul, en famille ou avec des amis, qu'il pleuve ou qu'il vente. Je battrai le pavé.Image de William Hamon (aka Ewns)
  • Assez de ce monde qui s'enrichit en pillant les pays du Sud. Assez de ce monde qui assassine des enfants au nom de la rentabilité et de la prospérité économique. Un an après les émeutes de la faim, le problème reste entier.
  • Assez de ces firmes qui dictent leurs comportements aux gouvernements ou aux agriculteurs.
  • Assez des mascarades de nos députés. 36 seulement sur 577 ont voté (pour ou contre) le texte sur l'HADOPI. C'est ce qu'on appelle la représentativité ?
  • Assez de ces mensonges sur l'innocuité des champs électromagnétiques et notamment cette l'étude (réalisée en 2005 !) et publiée il y a quelques jours peu avant la table ronde sur les radiofréquences (ex-Grenelle des antennes)... Un hasard !?
  • Assez des coupes budgétaires dans l'éducation.
  • Assez d'aider les institutions financières ou les grandes entreprises dans la tourmente. Leur intérêt n'est plus n'est pas le nôtre.
  • Assez d'accuser les jeunes de ne plus rien respecter.
  • Assez d'emprisonner pour terrorisme (!) des soi-disant saboteurs de ligne TGV.
  • Assez de reconduire à la frontière une majorité de gens venu chercher un meilleur ici. 
  • Assez de ces mots instrumentalisés : centres de rétention (camps), mesures d'éloignement (expulsion)...
Assez de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Cà suffit.
Bande son : Où veux-tu que j'aille ?

mercredi 8 avril 2009

Désert

Que lire quand le porte monnaie se retrouve vide et que la fin du mois n'est pas encore là ? Je dois dire que je me suis régulièrement posé la question pour faire des économies.
Aller à la bibliothèque municipale ? Chercher parmi les ouvrages endormis de nos étagères ; ceux jamais ouverts, faute d'envie ou de temps ? Solliciter un prêt (de livres bien entendu) auprès d'un(e) ami(e) ? C'est justement cette dernière hypothèse que j'ai retenue.

J'ai découvert Désert il y a quelques jours, suite à une discussion avec une collègue sur les écrivains voyageurs romans de voyage, nous avions évoqué LE roman de Nicolas Bouvier, de Sylvain Tesson (Petit traité sur l'immensité du monde) ou plus récent, La traversée du désert d'Isabelle Jarry (également prêté par ma collègue).

DésertJean Marie Gustave Le Clézio (NRF Gallimard)

Lalla habite une ville maritime nord africaine. Son quotidien d'adolescente est constellé de rêves, d'ailleurs, qui lui permettrait de s'extraire de sa Cité. Elle trompe l'ennui en effectuant de nombreuses promenades vers les pâturages ou les plages pour retrouver Naman, le vieux pêcheur ou Hartani, le berger.
Nour, un garçon d'une dizaine d'année, arpente le désert avec ses parents. Ils partent quotidiennement à la recherche d'eau et de vivres pour subsister. Il n'existe pas de lieux où ils pourraient s'établir ou à tout le moins se poser quelques temps. Les ressources sont rares, épuisées ou privées par les occidentaux qui raflent et déstructurent les sociétés autochtones en ce début de XXè siècle.
Ils détruisent les organisations séculaires et les mythes sacrés qui les sous-tendaient.

Avec la progression du roman la dimension onirique incarnée par Lalla et Nour s'évapore peu à peu à l'image de l'enfant devenant adulte. Les voyages forment-ils ou déforment-ils la jeunesse ?
Les parcours singuliers des deux protagonistes reposent sur une origine que le lecteur suppose commune, voire familiale (les hommes bleus) qui enveloppe le récit d'une brume de poésie dissipée peu à peu par les vents cartésiens des européens.
Subtil et universel. Merci Corinne.

Article publié initialement sur le blog de la librairie Caractères.
Bande son : A horse with no name.

dimanche 1 juin 2008

J'enchaine les lectures

Les désarrois de Ned AllenComme d'habitude quand j'apprécie un ouvrage, j'en publie un article sur le blog de l'ancienne librairie de ma compagne. Pour cette fois, il s'agit des désarrois de Ned Allen de Douglas Kennedy.
Ce livre est une critique, une découverte du capitalisme, une claque au clinquant et un rappel de ce qu'est l'essentiel. Rythmé, touchant et universel.

Bande son : Société tu m'auras pas.

mardi 27 mai 2008

L'empire de la honte

Tout enfant qui meurt de faim dans le monde d'aujourd'hui a été assassiné.

C'est sur cette citation de Jean Ziegler que je me suis arrêté. J'ai dévoré son ouvrage en quelques jours et l'ai commenté sur le blog de ma compagne.

Aujourd'hui dans le même temps, France Inter consacrait ses programmes à la fin dans le monde :
Ces émission sont disponibles à l'écoute à la carte pendant sept jours mais rien ne vaut le livre du rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies.
Bande son : Plus rien ne m'étonne