Cà y est. Ils sont partis. Les 30 monocoques du Vendée Globe sont partis à
13 heures 02 ce jour pour un périple de 43 000 km en mer pendant un peu moins
de trois mois, seuls, sans escale et sans assistance. Deux femmes sur le
départ, deux anglaises, Samantha Davis sur Roxy et Dee Cafari sur Aviva.
Une aventure extrême, très médiatique et peu critiquée sauf
ici. Un future controverse à l'image du Rallye DrakkarDakar
?
Nous avions trainés nos guêtres en territoire chouans peu de temps avant le
départ, sinon à quoi serviraient les vacances de la Toussaint ?
Pour suivre la course faites un (petit) tour sur vendéeglobe.org. Le site
est complet et très régulièrement mis à jour.
Après mon article sur les billets de train à
15 € pour venir dans l'Ouest de la France, j'ai appris hier que Les Sables
d'Olonne offraient un plein (de carburant) aux vacanciers ! Voilà qui va doper
un peu plus l'attrait de l'Ouest.
La hausse du prix de l'essence donne des idées aux acteurs du tourisme. La
mairie et l'office du tourisme des Sables d'Olonne (Vendée, 15.500 habitants)
viennent ainsi de prendre une initiative pour le moins originale afin d'assurer
un bon démarrage de la saison touristique. Depuis le 22 juin et jusqu'au 8
juillet, l'office de tourisme propose en effet aux vacanciers séjournant au
mois quatre nuits (petits déjeuners inclus) dans un hôtel ou autre hébergement
à caractère marchand de la ville de rembourser leur plein d'essence, dans la
limite de 70 euros. Depuis l'annonce de cette mesure, l'office du tourisme
affirme être débordé par les appels de touristes intéressés. [...]
Avec un investissement limité, l'impact médiatique est en revanche assuré.
La ville des Sables d'Olonne est d'ailleurs coutumière du fait. Lors de la
tempête qui a balayé toute l'Europe les 8 et 9 mars derniers, un cargo de 90
mètres de long s'était échoué sur la plage de la ville et y était demeuré une
dizaine de jours avant d'être désenchoué à grand peine. L'office du tourisme
avait aussitôt saisi l'occasion pour lancer une campagne de publicité en faveur
de la cité, photo du cargo échoué à l'appui et accroche en rapport : "Les
Sables d'Olonne, quand vous y aurez goûté, vous ne voudrez plus les quitter".
L'initiative avait alors déjà valu à la ville de nombreuses retombées dans les
médias.
Pour ce nouveau week-end du 17-18 mai, je suis allé rejoindre mon cousin
Pascal, aux Sables d'Olonne, chez son Papa (mon oncle si vous suivez) chez qui
j'avais séjourné tout début avril.
Pascal
est strasbourgeois... mais il aussi été vendéen quelques temps. Çà a été une
joie de retrouver un alsacien. Il faut dire qu'on est assez proches et
qu'il nous arrivait souvent de nous retrouver pour boire un coup, manger dans
un gastro' (c'est un excellent chef cuisinier) ou nous baigner aux thermes de Baden-Baden. Bref, Pascal
a revu sa voiture (il a failli en pleurer) et c'est avec elle et avec plaisir
que nous nous sommes attardés au port, sur le remblai, au centre ville...
Odeurs marines.
Comme d'accoutumée, les repas ont été savoureux, copieux et plus qu'animés
: vendredi soir chez Alain et Dany, samedi soir avec Christine et fin de soirée
au casino. Inutile de vous préciser le manque d'heures de sommeil que je me
traîne depuis vendredi.
Odeurs de fruits de mer et d'épices.
J'ai quitté tout ce petit monde dimanche matin vers
9h, destination la BEL du
pain organisé par le SEL niortais. Colette et Daniel avait proposé
leur hospitalité à une bonne vingtaine de membres de l'association d'échanges
de services et de savoirs. J'avais évidemment été invité et n'ais pas
pu me soustraire à la fabrication d'un pâton. D'autant que j'avais
déserté le samedi pour préparer la chauffe du four. "Ils" m'ont
d'ailleurs puni en m'offrant un tourteau fromager. Je l'ai découvert dans mon
frigo dimanche matin.
La cuisson des pains a été réalisée dans la plus pure tradition avec four à
pain et vraies braises qu'il a fallu écarter avant d'enfourner les pains ou
pizzas. Sachez d'ailleurs qu'une pizza ou une tarte flambée cuite au feu de
bois ne veut pas dire que la pâte est à proximité des braises ou de la fumée.
Cela signifie simplement que la chaleur qui permet la cuisson provient d'une
combustion de bois, nuance... Comprenne qui pourra.
Odeurs de levure fraîche, de pains croustillants, de pizzas cuites au feu de
bois et de grimolles poitevines...
Incontestablement ce sont les odeurs de la Saint-Honoré, patron des boulangers,
qui ont dominé ces quelques jours de repos.
La journée s'est achevée sur un beau petit concert avec Lou aux claviers
(synthétiseur et accordéon). Les photos et une
vidéo seront sont disponibles dans quelques jours.
Eloignement des braises et nettoyage du four avant enfournement.
Le lendemain de mon arrivée dans
l'Ouest, j'ai été invité par mon oncle à séjourner aux Sables d'Olonne.
J'ai donc repris le train pour me
rendre en Vendée. Un TGV jusqu'à la Rochelle, suivi d'un Corail pour la Roche
sur Yon puis d'un TER pour les Sables. Presque trois heures de trajet ! Quand
on sait que Paris n'est qu'à 1h30...
Cela faisait dix ans que je n'avais pas vu Norbert et Babette. Cela a été une
joie de les retrouver. Quelques cheveux blancs en plus pour tout le monde, un
peu de bedaine (mais pas tant que çà) et toujours cette impressionnante joie de
vivre. Idéal pour me mettre le pied à l'étrier dans ce nouvel
environnement.
Je passerai sur les détails culinaires auxquels j'ai eu droit, la voiture
prêtée (à l'année) par mon cousin, la sortie en discothèque, le retour aux
Sables le dimanche matin vers 5h...
Deux photos pour illustrer ces heureux moments :
La nuit du 5 au 6 avril 2008 fut donc de très courte durée, d'autant plus que
Babette m'avait convaincu d'aller ramasser quelques pignons sur la plage des
Sables vers 10h. Il fallait absolument profiter de la plus basse mer de
l'année. C'est donc armés d'une cuiller que nous avions gratté le sable à la
recherche des savoureux mollusques.
Le retour à Niort en fin d'après midi fut un peu laborieux à bord de la "bombe"
de Pascal. En effet le véhicule (et surtout sa consommation) n'ont pas toujours
été faciles à maîtriser...