Perspectives Niortaises

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Tag - écologie

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samedi 29 juin 2013

Substituer l’usage à la propriété : je roule "lib" & "co"

Suite à quelques mésaventures urbaines motorisées, nous avons fait le choix, depuis trois ans environ, de nous libérer de la propriété d'un engin à quatre roues. Nous louons régulièrement nos véhicules, que nous choisissons en fonction du trajet et/ou du besoin (nombre de personnes, charge/volume utile, distance à parcourir, durée, etc). Finies les questions d'entretien, d'assurance, de parking, de contrôle technique, de crédit et de réparation.

Bonjour l'organisation ! Chaque déplacement est (savamment) calculé afin de vérifier combien il coûte, s'il est indispensable et surtout voir comment le rentabiliser ; profiter du trajet pour faire quelques courses, se débarrasser d'un objet encombrant ou cueillir des champignons. Au final le budget déplacement est maîtrisé, sans surprise et moins élevé. 

Sinon à l'ère du "co" (collaboratif, cookening, coworking, cowfunding, couchsurfing) et du partage, en véritable parasite, nous... covoiturons. 

En complément de notre abonnement Autoliberté d'Europcar, nous avons rejoint depuis peu régionlib, le service d'autopartage de la Région Poitou-Charentes. Ces deux services sont complémentaires. Avec le premier nous choisissons le type de véhicule et nous le restituons dans la ville de notre choix et avec le deuxième nous empruntons un véhicule pour un trajet urbain de courte durée (moins d'une journée). 

Autoliberté Europcar   régionlib

Dans les deux cas nous réservons l'automobile via une plateforme de réservation en ligne. 22 € par jour avec Europcar ; 3,50 € le premier quart d'heure puis 1,50 € le quart d'heure suivant avec régionlib (tarifs). Ces prix sont garantis grâce aux abonnements souscrits, respectivement 50 € et 2,50 € mensuels.

Soit un budget de 3 000 € annuels environ en bougeant bien, moitié moins que celui d'un conducteur propriétaire de son véhicule. OK nous avons la chance fait le choix d'habiter en ville. Autant en profiter !

Sur un plan pratique, au-delà de la réservation en ligne (et du petit prix) la location chez Europcar reste identique à une location classique : retrait en agence, restitution avec le plein, etc...

Régionlib propose des mia à louer, toutes rigoureusement identiques. Ici, pas question de carburant, l'énergie électrique est comprise dans le prix de la location. 

 

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Les avantages régionlib

  • énergie de propulsion incluse dans le prix de la location et d'origine verte,
  • réservation et véhicule accessibles 24h/24 et 7j/7,
  • un abonnement à Niort permettra d'utiliser le service à Saintes, Châtellerault, Otolis à Poitiers, Yélo à La Rochelle, Mobivolt à Angoulême, Autolib à Lyon, Autotrement à Strasbourg... Tous les services équivalents du réseau « France-Autopartage » dans plus de vingt villes en France.

Carte France AutoPartageLes inconvénients :

  • un seul type de véhicule proposé à la location (3 places en trèfle),
  • trajet en boucle (retour à la station d'origine) uniquement,
  • prise de véhicule et restitution à bien étudier, démarches fastidieuses et stressantes les premières fois (facturation au ¼ d'heure) surtout lorsque des passants s'intéressent au dispositif et vous questionnent.
Prochain article : Je roule en mia !
 
Bande son : Paper planes

samedi 8 juin 2013

Le retour des bios jours

En convalescence depuis quelques jours, j'ai l'occasion de (re)prendre du temps pour lire et pour écrire ! D'oux ce petit billet sur les bios jours retrouvés. En effet, depuis ce début juin, le soleil et la chaleur sont enfin venus nous tenir compagnie dans les rues niortaises ; place de la Brèche et rue Brisson.

C'est dans cette dernière artère que le magazine Vivre à Niort de juin 2013 (page 12) nous apprend qu'une nouvelle épicerie bio ouvrira fin du mois de la Saint-Jean. Ce qui me fait doublement plaisir. Enfin à nouveau un commerçant bio en centre ville ! Pour mémoire il y en avait trois en 2010. Et plus un seul en 2012 :(
Ensuite, l'épicerie sera gérée par Fabrice, qui ne n'est pas inconnu ; il tient, depuis quelques temps déjà, une épicerie bio à Melle avec brio.

Logo Agriculture Biologique

La nouvelle épicerie niortaise ouvrira 7 jours sur 7 et assurera également des livraisons dans un rayon de... soleil ;)

Bande son : Sun

dimanche 13 mai 2012

Les Deux Sèvres font l'actualité du moment

... ou de la semaine passée plus exactement.

Sur France Inter du 7 au 11 mai 2012 dans l'émission Carnets de Campagne et aussi le Jeu des 1000 € animé par Nicolas Stoufflet. Le département était également présent dans les pages du Monde cette semaine là.


Dans la série Carnets de Campagne, Philippe Bertrand recevait des gens qui comptent en Deux-Sèvres comme  :

  • David Sauvignon, fondateur de l'association Trastaroots, administrateur et programmateur de la salle Diff’art de Parthenay,
  • Bertrand Carof, Directeur de l’Association Intermédiaire du Pays Mellois,
  • Florent Chartier, co-fondateur de la revue mensuelle A vos mac, qui propose depuis 12 ans des astuces pour les utilisateurs de Macintosh.
Le 9 mai, l'animateur de l'émission soulignait également  l'action du Conseil général des Deux-Sèvres (mais pas que) pour les opérations RésALIS, Solid'Rnet et 5000 micros (et hop, roulement de tambours) ! Le 8 mai c'était le wiki territorial, Wiki-Niort, qui était mis en avant.

En début de semaine passée, le Jeu des 1000 € était à Bressuire invitée par la Jeune Chambre Economique locale. L'occasion pour Nicolas Stoufflet de rappeler les richesses de la ville et de sa voisine Parthenay.

Et enfin dans le quotidien Le Monde, un article sur le sempiternel manque d'eau mis à jour le 11 mai : Dans le Poitou, les maïsiculteurs attisent une guerre de l'eau.

Bande son : J'ai dormi sous l'eau

samedi 4 juin 2011

De la douceur... bordel !

Niort, 29°C aujourd'hui. Ce n'est pas encore l'été. La France connaît en cette année 2011 son printemps le plus chaud depuis le début du XXè siècle et le plus sec des cinquante dernières années devant ceux de 1976 et 1997, a annoncé Météo France mardi 31 mai 2011 dans un bilan provisoire.

Je plains les agriculteurs, les conventionnels tout du moins. Pas facile de faire un des plus vieux et des plus nobles métiers du monde par les temps qui courrent. Entre les légumes tueurs qui effraient les populations, la sécheresse qui n'en finit pas, privant les élevages de foins, de blé, les productions qui ne permettent plus aux paysans de vivre du fruit de leur travail, que reste-t-il ?

Où sont les solutions ? Celles promises par Monsanto pour disposer de plantes résistantes ? Celles du gouvernement pour mobiliser l'armée pour le transport de paille ?

Et s'il fallait chercher ailleurs ? Il faut en finir avec la soumission de la terre comme le propose la Genèse. Elle nous conduit droit à la ruine et au désastre. Il est peut être encore temps de se rendre compte que l'Homme ne domine pas la nature, au mieux il compose avec. Haïti, Fukushima, La Faute-sur-Mer, les tornades aux Etats-Unis, la sécheresse maintenant. Surmédiatisation ou accélération biblique du rythme des catastrophes ?

Pourquoi cela s'arrêterait-il demain ? Nous savons tous que nous ne pouvons plus continuer à vivre à ce rythme là, rouler à tombeau ouvert. Cà et là des voix s'élèvent pour changer de braquet et revisiter nos modes de production ou de consommation :

  • Boulanger autrement ! Nicolas Supiot est un paysan boulanger qui cultive son blé et fait cuire son pain lentement, sans le stresser. 
  • et surtout ce film de Coline Serreau qui consacre une part importante de son documentaire, Solutions locales pour un désordre global, au sol nourricier. Je ne résiste pas au plaisir de citer quelques passages : 

Les sols sont morts, ils ont été déshabillés littéralement. Les sols ne sont plus nourris ce sont les plantes qui sont nourries aujourd'hui. Le fumier n'est plus restitué au sol. On a divisé, cloisonné et délocalisé les productions : la paille et les céréales en Beauce, l'élevage en Bretagne. (Philippe Desbrosses, agriculteur, docteur es Sciences de l'Environnement)

Autrefois il y avait un équilibre agro-sylvo-pastoral. La Terre çà se respecte, pas besoin de la labourer pour augmenter les rendements. (Claude Bourguignon, ingénieur agronome).
Les sols qui ne sont pas labourés permettent de mieux retenir l'eau (comme en forêt) et sont donc préservés de la sécheresse. (Loubenetsi Vasiliy Petrovitch, agriclutleur, directeur d'Agroecologhia).
Une solution parmi d'autres au manque d'eau ?

samedi 12 mars 2011

Overdose de bons sentiments écolos

Ecoblanchiment, greenwashing, écoterrorisme, objecteur de croissance... voici les termes nouveaux employés par les rebelles écologiques. Des révoltés qui n'adhèrent pas complètement au développement durable et qui tentent conserver leur esprit critique malgré le matraquage médiatique planétaire.
Ce sont des mécréants qui refusent de satisfaire aux injonctions culpabilisantes de la toute puissante religion Verte, celle-là même qui nous incite à fréquenter ses lieux de culte que sont les magasins bio et à suivre les messes cathodiques du "polluer c'est mal". Halte à la désinformation !

Voici donc quelques lectures qui permettront de séparer le bon grain de l'ivraie.

  • L'avenir est notre poubelle : essai sur la décroissance avec humour et philosophie en partant des objets de tous les jours.
  • Ecoblanchiment, comment les 4x4 sauvent la planète : essai de mars 2010 sur la technique marketing du greenwashing, l'art d'être plus vert que vert ou comment s'acheter une image écolo avec des messages mensongers.
  • Le Parfum d'Adam de Jean-Christophe Rufin : roman sur un sujet peu connu en France ; l'écoterrorisme. Rien à voir avec les faucheurs d'OGM ou les actions coup de poing de Greenpeace. En 2007, cette éco-menace était considérée par le FBI comme la deuxième la plus crédible, juste après le fondamentalisme islamiste.
  • Le meilleur pour finir : Ecologie en bas de chez moi, ouvrage sorti en février 2011, d'un auteur à priori irresponsable qui dénonce les discours moralisateurs de la société (marchands, politiques...) au quotidien. A la fois un essai, un récit, une autofiction et un roman pour rire, se documenter et prendre du recul. Un régal.
    Interview de Iegor Gran dans l'Humeur Vagabonde du 8 mars 2011 [et dans le Masque et la Plume du 13]
Bande son : La maison près de la fontaine

samedi 12 juin 2010

Pourquoi je ne veux pas retourner en Alsace !

Ce matin tôt, deux bonnes âmes m'ont recueilli après une belle soirée passée dans le marais (merci au passage à Stéphane et à son équipe préparatrice). L'occasion pour moi d'expliquer comment j'avais pu changer d'univers.

Voici quelques pistes. Outre les avantages à vivre en Alsace, énoncés dans un précédent billet, il y a tout de même quelques bonnes raisons de quitter ce "jardin magnifique".

  • Le climat est de type continental, glacial en hiver, écrasant en été. Les amplitudes thermiques (quotidiennes ou annuelles) sont importantes.
  • La mer est loin et les rares plans d'eau ne suffisent pas (d'ailleurs les alsaciens se baignent chez leurs voisins à Kehl ou à Caracalla (un must have seen).
Entrée des thermes de Baden-Baden Aperçu (d'une partie) des thermes de Baden-Baden A 35
Bande son : Big Jet Plane

vendredi 12 février 2010

Rue du Bio à Niort

Il existe à Niort une rue Bio, où trois enseignes revendiquent la vente de produits issus de l'agriculture biologique. En voici la preuve en image :

Boucherie bio Epicerie bio Restauration rapide bio

Il y manque encore un bar Bio, à vins, à thé, à jus de fruits (déjà proposé par le restaurant "Au fil des saisons") ou simplement à eaux pour combler mes appétits liquides.

Bande son : Mes parents sont bio (Pascal Parisot, album Les pieds dans le plat)

jeudi 5 février 2009

Pollution de l'esprit

Voilà quelques temps que je m'étais éloigné de mon existence électronique. Je rassure tout le monde, l'année 2008 s'est terminée en douceur et la nouvelle a démarré sur les chapeaux de roues. Une excellente transition automobile puisque je souhaitais évoquer depuis quelques temps des données peu connues et pourtant vérifiées. Des informations certainement dissimulées pour des raisons économiques.

Fumée d'échappementCe qui me choque depuis un ou deux ans c'est le tapage réalisé autour des véhicules dits propres. Un véhicule est considéré comme propre à partir du moment où son moteur émet moins d'un certaine quantité de gaz carbonique dans l'atmosphère. Ce type de données est repris tous les jours par les concessionnaires auto, le gouvernement mais aussi les journalistes et dernièrement les assureurs.

La chasse au CO2 est ouverte !

Des primes (constructeurs, gouvernementales et d'assurances) pleuvent pour tous ceux qui souhaiteraient lâcher moins de gaz. Résultats : les motorisations au diesel figurent parmi les bonnes élèves de la classe, favorisant ainsi nos constructeurs nationaux qui excellent dans ces technologies. Pour mémoire, Peugeot est l'inventeur du  moteur HDi, qui réduit le nombre de (grosses) particules et donc les fumées de couleur peu avenantes. C'est également ce constructeur qui avait équipé le plus petit modèle de sa gamme d'un moteur au mazout ; la 204 dans les années 1970. C'était une première mondiale que d'équiper des petites voitures en série avec un moteur fioul.

Je n'ai rien contre ces innovations. Ce qui me gêne aujourd'hui c'est cette propension d'un nombre conséquent d'acteurs de premier plan à vouloir dissimuler la nocivité des particules fines (d'une taille inférieure à 2,5 microns) des moteurs modernes. Il me paraissait important, via cet article, de repréciser un certains nombre de faits :

  • en 2000 les particules ont été responsables de 248.000 "décès anticipés" dans l'Europe des 25 (source ASPA),
  • les particules les plus fines sont les plus dangeureuses car elles peuvent pénétrer au plus profond de l'appareil respiratoire et y amener des composés toxiques, allergènes, mutagènes ou cancérigènes comme les hydrocarbures polycycliques et les métaux lourds (source ASPA),
  • une réduction de la concentration de l'air en particules fines de 10 microgrammes par mètre cube (µg/m3) est associée à un accroissement de l'espérance de vie en moyenne de 0,6 année. L'étude a été publiée, le 22 janvier 2009, dans le New England Journal of Medicine (source Le Monde du 3 février 2009).
  • l'OMS (Organisation mondiale de la santé) souligne qu'une augmentation de la concentration des PM 2,5 entraînerait à long terme une hausse de 6 % de la mortalité générale et de 12 à 14 % de la mortalité associée aux maladies cardio-vasculaires et au cancer du poumon. Sans parler de « l'apparition de cas sévères de bronchiolites aiguës », source Le Figaro du 22 octobre 2007.

Bon j'arrête là la litanie.

Le véhicule électrique n'est pas non plus la panacée ; cadmium et plomb dans les batteries ; centrales nucléaires pour les recharger...
Quid du GPL, GNV, du moteur à hydrogène ?  Je n'évoque même pas l'éthanol...

A quand des stations d'autopartage à Niort ?