Ce texte Les livres, ma passion, ma perte envoyé par un ami libraire me rappelle l'aventure de Bibliosurf ou cette autre, plus personnelle. A quelques exceptions près, j'aurai pu dire "pareil !" à chacune des phrases de cet article de Libération. La faute à qui ? Pas aux lecteurs, non, certainement pas. Aux non-lecteurs alors ? Non plus. 

Au fric et à la concentration de celui-ci dans quelques mains, certainement. Comme pour les disquaires, le bras est engagé, la platine tourne... et la fin de la chanson est connue.
Bien sûr il subsistera toujours des librairies de grandes enseignes qui vendront des bouquins. Mais c'en est fini de la spécialisation ou de la librairie de quartier. L'internet et les internautes sont devenus les médiateurs des ouvrages, les prescripteurs (au même titre que le bouche à oreille, et les émissions qu'elles soient télévisuelles ou radiophoniques). C'est bien connu, Google est ton ami !

Hors l'internet point de salut donc !? Une solution : orienter les lecteurs vers de nouveaux usages captifs ?
Mais comment une librairie exsangue peut-elle investir ce support ?

Bande son : We almost lost Detroit