Cela fait quelques jours que je me traîne avec l'idée de faire un article sur les tendances numériques de 2011. Mais avec quel degré de pertinence et pour quels lecteurs ? Je n'ai pas trouvé de réponse, Alors voilà ce que j'ai modestement glané sur l'internet via quelques lectures (presse, sites internet, twitter...) et qui m'amènent à partager ces idées :

  • La diffusion de l'information
    Le point le plus frappant est sans doute cette accélération des échanges d'information via les réseaux sociaux. Le coût de l'échange est devenu tellement anecdotique (même si l'augmentation de la TVA a été programmée) que toutes les informations, quelque soit leur nature, leur qualité sont relayées en tous sens en fonction des intérêts des relations numériques (followers, amis, membres d'un même réseau social, lecteurs...) : la diffusion de l'information s'est accélérée en 2010 et il n'y a pas de raison pour que cela s'arrête en 2011.
  • La tête dans les nuages (le cloud computing)
    2010 marque le début de la fin du stockage, de la possession sur les supports de sauvegardes personnels.
    Les solutions d'hébergement de photographies, de vidéos explosent avec les réseaux sociaux (Twitpic, Qik, Youtube,..) or ce type de documents numérique est "octetphage" et pourtant en ligne, ce qui accrédite ma thèse de baisse du coût de l'information.
    L'idée générale du cloud computing est de pouvoir partager et d'accéder à ses données personnelles où que l'on soit à toute heure du jour et de la nuit. Musique, photo, vidéo, documents, agenda, conversations, logiciels... tout devient accessible depuis n'importe quel appareil connecté à l'internet (ordinateur, box,  téléphone mobile, console...). Le matériel n'a plus d'intérêt. En panne ? Volé ? Perdu ? Détruit ? C'est égal ou presque.
    Les risques ? L'insuffisance de la protection des informations, la dépendance à un service et la faillite de ce service.
    Des noms ? Dropbox, Spotify, Google Docs, Mobile Me, Chrome OS...
  • La RA mieux que le RSS
    Les flux RSS n'ont pas encore été assimilés par les 4/5è de nos concitoyens qu'il faudra compter en 2011 avec la RA, la réalité augmentée.
    Bon OK, opposer RSS et RA est un très mauvais jeu de mots (->je sors). Comparons ce qui est comparable. Le RSS c'est très pratique mais pas très bling-bling clinquant. Même s'il existe depuis une dizaine d'année ce format reste trop méconnu, à tel point que certains prévisionnistes annoncent sa fin... chaque année. Pourtant il n'existe rien de plus simple pour suivre les mise à jours d'information de ses sources préférées.

    Non, ce qui fera le buzz heu... le ramdam cette année ce sera la Réalité Augmentée, définie par Wikipedia comme les systèmes (au sens informatique) qui rendent possible la superposition d'un modèle virtuel 3D ou 2D à la perception que nous avons naturellement de la réalité et ceci en temps réel. Fichtre ! Voilà qui semble bien abstrait... et pourtant si simple avec quelques images :
    275041realite_augmentee.jpg RA.jpg MobileAR_Tourism.jpg 500x_superimposed_photo_edit_big.jpg
    Dans un musée pour comprendre l'art,  couplée à la géolocalisation pour se repérer, faire du tourisme géolocalisé, plonger dans l'histoire...

    ... mais aussi pour manipuler des objets précieux, pour tout savoir des gens que vous croisez, accéder à des informations supplémentaires (via notamment les codes barres), etc... Le vertige n'est plus très loin !
  • Le raz de marée des appareils mobiles
    Les appareils connectés à l'internet n'ont plus à stocker de données, les nuages s'en chargent à notre place. Ces matériels sont donc devenus très légers (mais pas moins chers !), dès lors pourquoi s'encombrer ?
    Les usages de l'internet mobile ont explosé en 2010. Il suffit de constater le nombre d'applications développées pour Androïd ou iOS : 100 000 en octobre 2010 pour le système d'exploitation open source de Google, 300 000 pour celui d'Apple. Que vont devenir Nokia, Blackberry et les autres déjà oubliés ?
  • L'internet pour tous, pour aujourd'hui ou pour demain ?
    En 2010, les questions de fracture numérique sur les aspects géographiques et sociaux n'ont pas encore trouvé de réponses satisfaisantes. En tous cas les annonces sont là ; le premier ministre dès janvier 2010, NKM en juin et quelques opérateurs tout au long de l'année promettaient des tarifs accessibles aux moins fortunés d'entre nous.
    Localement, des initiatives des collectivités territoriales (les Ardennes, la Corrèze, les Deux-Sèvres, ...) complètent et renforcent l'action de l'Etat, y compris sur la problématique des zones blanches, ces endroits où l'accès au Haut-Débit (512 Ko/s minimum) n'existe pas. L'accès via le satellite avec de meilleurs débits la nouvelle solution
Bienvenu en 2011 !
Bande son : Glory days