Encore une triste nouvelle en provenance de nos représentants européens... Les lois votées sur l'immigration et les sans-papiers me révulsent ; se protéger des pauvres (et surtout de leurs enfants) et des peuples (!) voilà l'obsession du moment.
Cette information du 19 juin 2008, en provenance du Courrier International confirme la tendance du moment et mes craintes.
Extrait :

Un rapport d'une élue estonienne invite l'Assemblée de Strasbourg à encadrer plus strictement la blogosphère.
  
[...] Le rapport de la députée Mikko a reçu le feu vert de la commission de la Culture et de l'Education et sera bientôt voté en séance plénière du Parlement. Soyons clairs. S'il passe, cela ne veut pas dire que la législation européenne va désormais limiter la liberté d'expression sur le Net. Mais, politiquement, ce rapport ouvre justement la voie à de telles restrictions.

Mais, avant d'en arriver là, posons-nous la question de savoir sur quelles bases la Commission européenne peut juger à notre place de la qualité de ce que nous lisons ou écrivons sur Internet. Sur quelles bases jugera Strasbourg de la bonne foi ou non d'une opinion.

Les déclarations d'un autre eurodéputé, l'Allemand Jorgo Chatzimarkakis, posent d'autres interrogations. Ce dernier déclare, sur le site de la Commission, que les "blogueurs ne peuvent certainement pas être automatiquement qualifiés de menaçants". Mais, ajoute-t-il, les "blogs sont aujourd'hui un puissant instrument de communication et peuvent être considérés comme une forme avancée de lobbying. Et constituer, en tant que tels, une menace."

"Une forme avancée de lobbying"… Traduite en langage compréhensible, cette formule absconse du député européen veut dire l'expression d'une opinion différente de celle communément admise par la Commission ou par un autre organisme européen. Si de telles opinions circulent sur la Toile et contredisent telle ou telle position officielle, cela fait partie du débat démocratique normal. C'est la preuve qu'une pensée libre et indépendante existe sur notre continent. Est-ce bien cela qui semble inquiéter les députés européens ?
Irina Novakova
Kapital