Perspectives Niortaises

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vendredi 23 décembre 2011

Les livres, ma passion, ma perte

Ce texte Les livres, ma passion, ma perte envoyé par un ami libraire me rappelle l'aventure de Bibliosurf ou cette autre, plus personnelle. A quelques exceptions près, j'aurai pu dire "pareil !" à chacune des phrases de cet article de Libération. La faute à qui ? Pas aux lecteurs, non, certainement pas. Aux non-lecteurs alors ? Non plus. 

Au fric et à la concentration de celui-ci dans quelques mains, certainement. Comme pour les disquaires, le bras est engagé, la platine tourne... et la fin de la chanson est connue.
Bien sûr il subsistera toujours des librairies de grandes enseignes qui vendront des bouquins. Mais c'en est fini de la spécialisation ou de la librairie de quartier. L'internet et les internautes sont devenus les médiateurs des ouvrages, les prescripteurs (au même titre que le bouche à oreille, et les émissions qu'elles soient télévisuelles ou radiophoniques). C'est bien connu, Google est ton ami !

Hors l'internet point de salut donc !? Une solution : orienter les lecteurs vers de nouveaux usages captifs ?
Mais comment une librairie exsangue peut-elle investir ce support ?

Bande son : We almost lost Detroit

vendredi 25 novembre 2011

Accompagnement stellaire

Hier soir, vers 23h, peu après la conférence "Ados, parents : vers une connexion possible ?" proposée par la Ville de Niort et la Mutualité Française, je suis rentré à vélo sous les feux d'Orion. Je ne m'attendais pas à retrouver cette constellation. Elle aurait dû être dissimulée par le halo lumineux des lampadaires de la ville qui efface le ciel.

Le chasseur de la mythologie grecque m'a accompagné tout le long du trajet alors que j'écoute en boucle depuis plusieurs jours "See these bones" dont voici la pochette de l'album. 

Une belle rencontre. Je le lui ai dit.

Bande son : See these bones

vendredi 11 novembre 2011

11 novembre 2011

Ajourd'hui 11.11.11, c'est la commémoration de la fin de la Grande Guerre. Le Président de la République propose d'élargir la cérémonie "à la mémoire de tous les soldats morts pour la France".

En période de sauvetage de la zone euro, la transformation du 11 Novembre est un geste [politique] envers les Allemands, qui n'ont jamais accepté cette date, symbole d'une défaite qui, pour eux, est un peu le point de départ du désastre nazi.
Source : Le Monde

Aliieurs, le 11 novembre, plus à l'Est, c'est aussi :

  • le début des grands carnavals rhénans à 11h11 qui finiront le 22.02.12,
  • la commémoration de la création de la République de Mayence, première démocratie sur le sol allemand. Le 11 symbolisant la devise de la France républicaine : ELF (onze en allemand) donnant les initiales de Égalité, Liberté, Fraternité,
  • et surtout la fête de la Saint-Martin (celui qui a partagé une partie de son manteau avec un déshérité transi de froid et dont la cape est à l'origine du mot chapelle)

    Le défilé de la Saint-Martin est un événement majeur où les qualités de bricoleurs des enfants pourront se manifester dans la confection de lanternes et lampions de toutes les formes et couleurs en chantant “Laterne, Laterne, Sonne, Mond und Sterne. Brenne auf, mein Licht, brenne auf, mein Licht, aber nur meine liebe Laterne nicht!”
    Et en France ?
    Malgré son histoire liée aux villes de Poitiers et de Tours, Saint-Martin n’est pas fêté, excepté en Alsace [...]
    Source : La connexion française

Enfin pour d'autres c'est un jour très particulier (fertilité, fin du monde, symboles...) : tour d'horizon

Bande son : Laterne, Laterne

samedi 4 juin 2011

De la douceur... bordel !

Niort, 29°C aujourd'hui. Ce n'est pas encore l'été. La France connaît en cette année 2011 son printemps le plus chaud depuis le début du XXè siècle et le plus sec des cinquante dernières années devant ceux de 1976 et 1997, a annoncé Météo France mardi 31 mai 2011 dans un bilan provisoire.

Je plains les agriculteurs, les conventionnels tout du moins. Pas facile de faire un des plus vieux et des plus nobles métiers du monde par les temps qui courrent. Entre les légumes tueurs qui effraient les populations, la sécheresse qui n'en finit pas, privant les élevages de foins, de blé, les productions qui ne permettent plus aux paysans de vivre du fruit de leur travail, que reste-t-il ?

Où sont les solutions ? Celles promises par Monsanto pour disposer de plantes résistantes ? Celles du gouvernement pour mobiliser l'armée pour le transport de paille ?

Et s'il fallait chercher ailleurs ? Il faut en finir avec la soumission de la terre comme le propose la Genèse. Elle nous conduit droit à la ruine et au désastre. Il est peut être encore temps de se rendre compte que l'Homme ne domine pas la nature, au mieux il compose avec. Haïti, Fukushima, La Faute-sur-Mer, les tornades aux Etats-Unis, la sécheresse maintenant. Surmédiatisation ou accélération biblique du rythme des catastrophes ?

Pourquoi cela s'arrêterait-il demain ? Nous savons tous que nous ne pouvons plus continuer à vivre à ce rythme là, rouler à tombeau ouvert. Cà et là des voix s'élèvent pour changer de braquet et revisiter nos modes de production ou de consommation :

  • Boulanger autrement ! Nicolas Supiot est un paysan boulanger qui cultive son blé et fait cuire son pain lentement, sans le stresser. 
  • et surtout ce film de Coline Serreau qui consacre une part importante de son documentaire, Solutions locales pour un désordre global, au sol nourricier. Je ne résiste pas au plaisir de citer quelques passages : 

Les sols sont morts, ils ont été déshabillés littéralement. Les sols ne sont plus nourris ce sont les plantes qui sont nourries aujourd'hui. Le fumier n'est plus restitué au sol. On a divisé, cloisonné et délocalisé les productions : la paille et les céréales en Beauce, l'élevage en Bretagne. (Philippe Desbrosses, agriculteur, docteur es Sciences de l'Environnement)

Autrefois il y avait un équilibre agro-sylvo-pastoral. La Terre çà se respecte, pas besoin de la labourer pour augmenter les rendements. (Claude Bourguignon, ingénieur agronome).
Les sols qui ne sont pas labourés permettent de mieux retenir l'eau (comme en forêt) et sont donc préservés de la sécheresse. (Loubenetsi Vasiliy Petrovitch, agriclutleur, directeur d'Agroecologhia).
Une solution parmi d'autres au manque d'eau ?

samedi 12 mars 2011

Overdose de bons sentiments écolos

Ecoblanchiment, greenwashing, écoterrorisme, objecteur de croissance... voici les termes nouveaux employés par les rebelles écologiques. Des révoltés qui n'adhèrent pas complètement au développement durable et qui tentent conserver leur esprit critique malgré le matraquage médiatique planétaire.
Ce sont des mécréants qui refusent de satisfaire aux injonctions culpabilisantes de la toute puissante religion Verte, celle-là même qui nous incite à fréquenter ses lieux de culte que sont les magasins bio et à suivre les messes cathodiques du "polluer c'est mal". Halte à la désinformation !

Voici donc quelques lectures qui permettront de séparer le bon grain de l'ivraie.

  • L'avenir est notre poubelle : essai sur la décroissance avec humour et philosophie en partant des objets de tous les jours.
  • Ecoblanchiment, comment les 4x4 sauvent la planète : essai de mars 2010 sur la technique marketing du greenwashing, l'art d'être plus vert que vert ou comment s'acheter une image écolo avec des messages mensongers.
  • Le Parfum d'Adam de Jean-Christophe Rufin : roman sur un sujet peu connu en France ; l'écoterrorisme. Rien à voir avec les faucheurs d'OGM ou les actions coup de poing de Greenpeace. En 2007, cette éco-menace était considérée par le FBI comme la deuxième la plus crédible, juste après le fondamentalisme islamiste.
  • Le meilleur pour finir : Ecologie en bas de chez moi, ouvrage sorti en février 2011, d'un auteur à priori irresponsable qui dénonce les discours moralisateurs de la société (marchands, politiques...) au quotidien. A la fois un essai, un récit, une autofiction et un roman pour rire, se documenter et prendre du recul. Un régal.
    Interview de Iegor Gran dans l'Humeur Vagabonde du 8 mars 2011 [et dans le Masque et la Plume du 13]
Bande son : La maison près de la fontaine

mercredi 26 janvier 2011

Sans téléphone, en voiture

Hier matin, j'ai pris la route pour participer (activement, bien évidemment :) à la remise de l'opération 5000 micros à Thouars. L'autoradio calé sur France Inter j'ai pu profiter des voix de Pascale Clark et de Camélia Jordana avant de poursuivre la route avec Service Public, l'émission d'Isabelle Giordano où il était question du téléphone mobile et des usages qui en sont faits.

Pas de surprise, un téléphone mobile ne sert pas à téléphoner ! L'activité principale, du moins chez les jeunes, est l'envoi de SMS et la navigation sur l'internet.
Autre enseignement, le rajeunissement de l'âge de ceux qui possèdent un téléphone se confirme, il est courant aujourd'hui d'avoir une classe de 6è dont tous les élèves sont équipés ! Et les sources de danger ne sont pas là où l'on croit. L'addiction, par exemple, est plus à craindre que l'accès aux contenus malsains chez la plupart des jeunes personnes interrogées.

Le portable c'est aussi tourner des reportages (sur le vif, au Kairos..), réaliser des fictions, ces pocket-films primés par les festivals du genre : Takavoir, Be Green Film Festival, Mobile Film Festival (en ce moment)... 

Il serait donc déjà fini le temps pas si lointain des vidéobaffes

Pour aller plus loin sur les aspects psychologiques et anthropologiques, je vous recommande très chaudement la lecture de l'ouvrage Plus jamais seul, le phénomène du téléphone portable.

Quant à mon activité professionnelle (éducation aux - et découvertes des - usages multimédia), je crois qu'il serait enfin temps de sensibiliser nos publics aux nouveaux mode de communication en mobilité. Distanciel ne veut pas dire virtuel !

Bande son : Le telefon

lundi 10 janvier 2011

En 2011

Cela fait quelques jours que je me traîne avec l'idée de faire un article sur les tendances numériques de 2011. Mais avec quel degré de pertinence et pour quels lecteurs ? Je n'ai pas trouvé de réponse, Alors voilà ce que j'ai modestement glané sur l'internet via quelques lectures (presse, sites internet, twitter...) et qui m'amènent à partager ces idées :

  • La diffusion de l'information
    Le point le plus frappant est sans doute cette accélération des échanges d'information via les réseaux sociaux. Le coût de l'échange est devenu tellement anecdotique (même si l'augmentation de la TVA a été programmée) que toutes les informations, quelque soit leur nature, leur qualité sont relayées en tous sens en fonction des intérêts des relations numériques (followers, amis, membres d'un même réseau social, lecteurs...) : la diffusion de l'information s'est accélérée en 2010 et il n'y a pas de raison pour que cela s'arrête en 2011.
  • La tête dans les nuages (le cloud computing)
    2010 marque le début de la fin du stockage, de la possession sur les supports de sauvegardes personnels.
    Les solutions d'hébergement de photographies, de vidéos explosent avec les réseaux sociaux (Twitpic, Qik, Youtube,..) or ce type de documents numérique est "octetphage" et pourtant en ligne, ce qui accrédite ma thèse de baisse du coût de l'information.
    L'idée générale du cloud computing est de pouvoir partager et d'accéder à ses données personnelles où que l'on soit à toute heure du jour et de la nuit. Musique, photo, vidéo, documents, agenda, conversations, logiciels... tout devient accessible depuis n'importe quel appareil connecté à l'internet (ordinateur, box,  téléphone mobile, console...). Le matériel n'a plus d'intérêt. En panne ? Volé ? Perdu ? Détruit ? C'est égal ou presque.
    Les risques ? L'insuffisance de la protection des informations, la dépendance à un service et la faillite de ce service.
    Des noms ? Dropbox, Spotify, Google Docs, Mobile Me, Chrome OS...
  • La RA mieux que le RSS
    Les flux RSS n'ont pas encore été assimilés par les 4/5è de nos concitoyens qu'il faudra compter en 2011 avec la RA, la réalité augmentée.
    Bon OK, opposer RSS et RA est un très mauvais jeu de mots (->je sors). Comparons ce qui est comparable. Le RSS c'est très pratique mais pas très bling-bling clinquant. Même s'il existe depuis une dizaine d'année ce format reste trop méconnu, à tel point que certains prévisionnistes annoncent sa fin... chaque année. Pourtant il n'existe rien de plus simple pour suivre les mise à jours d'information de ses sources préférées.

    Non, ce qui fera le buzz heu... le ramdam cette année ce sera la Réalité Augmentée, définie par Wikipedia comme les systèmes (au sens informatique) qui rendent possible la superposition d'un modèle virtuel 3D ou 2D à la perception que nous avons naturellement de la réalité et ceci en temps réel. Fichtre ! Voilà qui semble bien abstrait... et pourtant si simple avec quelques images :
    275041realite_augmentee.jpg RA.jpg MobileAR_Tourism.jpg 500x_superimposed_photo_edit_big.jpg
    Dans un musée pour comprendre l'art,  couplée à la géolocalisation pour se repérer, faire du tourisme géolocalisé, plonger dans l'histoire...

    ... mais aussi pour manipuler des objets précieux, pour tout savoir des gens que vous croisez, accéder à des informations supplémentaires (via notamment les codes barres), etc... Le vertige n'est plus très loin !
  • Le raz de marée des appareils mobiles
    Les appareils connectés à l'internet n'ont plus à stocker de données, les nuages s'en chargent à notre place. Ces matériels sont donc devenus très légers (mais pas moins chers !), dès lors pourquoi s'encombrer ?
    Les usages de l'internet mobile ont explosé en 2010. Il suffit de constater le nombre d'applications développées pour Androïd ou iOS : 100 000 en octobre 2010 pour le système d'exploitation open source de Google, 300 000 pour celui d'Apple. Que vont devenir Nokia, Blackberry et les autres déjà oubliés ?
  • L'internet pour tous, pour aujourd'hui ou pour demain ?
    En 2010, les questions de fracture numérique sur les aspects géographiques et sociaux n'ont pas encore trouvé de réponses satisfaisantes. En tous cas les annonces sont là ; le premier ministre dès janvier 2010, NKM en juin et quelques opérateurs tout au long de l'année promettaient des tarifs accessibles aux moins fortunés d'entre nous.
    Localement, des initiatives des collectivités territoriales (les Ardennes, la Corrèze, les Deux-Sèvres, ...) complètent et renforcent l'action de l'Etat, y compris sur la problématique des zones blanches, ces endroits où l'accès au Haut-Débit (512 Ko/s minimum) n'existe pas. L'accès via le satellite avec de meilleurs débits la nouvelle solution
Bienvenu en 2011 !
Bande son : Glory days

lundi 6 décembre 2010

Saint-Nicolas est devenu... une marque déposée

C'en devient incroyable. Il est maintenant possible de déposer le nom d'un Saint à l'INPI ! Nancy et sa commune voisine l'ont fait... au grand dam de l'Alsace. Mais que fait Hans Trapp ?

Bande son : Mon gentil Saint-Nicolas

lundi 8 novembre 2010

Les Electro-Hypersensibles

Sont-ils si hyper que celà ? Les années passent, les problèmes restent. Les solutions sont connues mais pas assez rentables... pour le moment. Les électrohypersensibles sont ces personnes qui souffrent lorsqu'elles sont exposées à des champs ou des ondes électromagnétiques.

L'électrohypersensibilité est toujours méconnue et notamment par les professionnels de la santé (en France... pas en Suède) c'est pourquoi je vous recommande l'écoute de l'émission Nous autres de Zoé Varier diffusée le vendredi soir sur France Inter de 20 à 21h. Les 5 et 12 novembre sont consacrés aux sensibles. Voici le lien pour baladodiffuser (podcaster) l'émission.

Le sujet du 29 octobre intitulé Résister était également très intéressant... et émouvant. L'animatrice y interviewait des anciens résistants qui refusent le «diplôme d'honneur aux combattants de la deuxième guerre» que le ministère de la défense veut leur remettre.

MM. René Heitz, Charles Paperon & Pierre Moriau ont été des résistants de la seconde guerre mondiale. Aujourd'hui ce sont de vieux messieurs de plus de 80 ans et ils n'ont rien perdu de leur indignation et de leur conviction. C'est en toute conscience, qu'ils ont décidé de ne pas accepter cet hommage d'un gouvernement qui chaque jour démantèle un par un les acquis de la résistance. Fidèles à ce qu'ils ont été, à ce qu'ils sont, à ce qu'ils ont combattu et défendu, Réné, Charles et Pierre sont des résistants d'hier, des résistants d'aujourd'hui.

Bande son : Everybody wants to rule the world

samedi 16 octobre 2010

En lutte

Ce n'est pas "la lutte finale. Groupons nous..." mais voici une petite série de combats menés pour ce que je crois être une amélioration du quotidien :
  • Lutte contre la réforme des retraites (et pas que) :
    pas d'images niortaises de la manifestation d'aujourd'hui malgré une importante mobilisation mais quelques discussions avec des collègues et connaissances que j'ai eu le plaisir de croiser dans le cortège.
  • Lutte contre l'appauvrissement culturel :
    çà se précise pour le nouveau café-librairie rue du Faisan tandis qu'une lectrice anonyme se plaint de la fermeture des Mots Vagabonds. Je vous invite d'ailleurs au 3 rue Saint-Jean à découvrir son texte que je partage.
    La Croisée des Mots Vitrine des Mots Vagabonds

    Toujours sur l'appauvrissement, je recommande également ce billet de Jean-Luc Raymond : Powerpoint nous rend-t-il stupide ?

  • Lutte contre la fracture numérique :
    dans le Nord Deux Sèvres quelques passionnés se bougent pour diffuser les logiciels libres : GEBULL. Leur leitmotiv : partager. Je participerai certainement à la rencontre du 4 novembre "Découvrez le monde (du) libre". Affiche Découvrez le monde du libre
    Et pour clore le sujet de la fracture numérique, trois articles de la Nouvelle République :

Pas d'internet à la maison ? Les solutions pour s'en sortir
Un accueil gratuit reste utile
Les tableaux interactifs entrent dans les classes. Article sur le salon TICE du CDDP des Deux-Sèvres du 13 octobre auquel nous avons participé pour promouvoir 5000 micros.

Bande son : Ma liberté

mardi 12 octobre 2010

Beaucoup de monde dans la rue

Nous étions 20 000 à Niort selon les organisateurs, 200 selon la Préfecture...
Je vous laisse apprécier :

Rue Ricard s Un manifestant de taille
Dans la rue Ricard, et la rue Alsace-Lorraine. Un manifestant imposant

Voir également cet article de la Nouvelle République et le compte-rendu socialo-niortais de Fraise des bois.

Bande son : Keep on running

dimanche 5 septembre 2010

Lectures étrangères

A lire sur cyberpresse.ca (également sur le quotiden suisse Le Temps)

[...] En décidant le démantèlement de camps illégaux de Roms et en envisageant de déchoir de leur nationalité certains criminels d'origine étrangère, Nicolas Sarkozy a suscité l'indignation de la société civile et de l'opposition, et l'inquiétude de l'ONU, de la Commission européenne, du Vatican.

En Europe, des manifestations ont rassemblé plusieurs centaines de personnes devant quelques représentations de la France.

La plus grosse mobilisation (plusieurs centaines de manifestants) a eu lieu à Rome. Sur les banderoles à Bruxelles, on pouvait lire: «Roma, immigrants, who's next ?» (les Roms, les immigrés, qui d'autres?). A Barcelone: «Basta deportaciones» (Ca suffit les déportations). A Londres: «Assez, c'est assez».

Lire également l'article du quotidien belge "Le Soir"

Bande son : Beautiful Stranger

samedi 4 septembre 2010

Mobilisation plus importante que prévue à Niort

Ce 4 septembre, partout en France, on commémorait le 140è anniversaire de la naissance de la IIIè République.

L'occasion de manifester à Niort et ailleurs pour défendre la liberté, l'égalité et la fraternité. L'occasion de dire non à la montée de la xénophobie, de dire non aux accusations proférées par le gouvernement qui monte les citoyens les uns contre les autres, français ou pas. L'occasion enfin de retrouver des connaissances, des collègues, des amis et des inconnus qui partagent une autre façon de penser la société.

Le cortège niortais vers 11h. Face aux halles à 11h30

Bande son : Hexagone

vendredi 3 septembre 2010

C'est la rentrée !

Et pour bien redémarrer le blog je relaie une information qui a peu été annoncée (ou que j'ai peu entendue), une manifestation ce 4 septembre 2010 afin de dénoncer la politique française actuelle de l'immigration et de la stigmatisation de populations. Je vous invite à signer l'appel citoyen en ligne.
En Deux-Sèvres, trente organisations départementales appellent à un grand rassemblement :

le samedi 4 septembre à 10h30 Place de la Brèche à Niort

Je ne manifesterai pas le 7 pour les retraites même si la réforme en cours ne me parait pas suffisamment réfléchie et aboutie. L'important est ailleurs me semble-t-il et je suis pessimiste quant à notre avenir. Nous poursuivons, consciemment ou non, le modèle de générations antérieures qui n'est plus adapté ou qui ne parvient pas à s'adapter aux évolutions contemporaines. Les écarts se creusent encore, entre le peuple et ses représentants, entre les pauvres et les riches et surtout entre le Nord et le Sud, entre l'Est et l'Ouest.
Les uns exploitent les autres et le problème, pourtant connu, semble insoluble...

Assez de "reconduire à la frontière" (trop gentil l'accompagnement !) une majorité de gens venus chercher un meilleur ici.

Bande son : Où veux-tu que j'aille ?

mardi 27 juillet 2010

Le livre électronique, comme je le pense

Voilà quelques jours que je me traîne avec l'idée de réaliser un (bon) billet sur les livres électroniques (liseuses ET ouvrages numérisés), mais je n'arrive pas à me décider tellement les entrées sont nombreuses et différentes d'un appareil (eReader) à un autre. Même les formats numériques se multiplient : pdf, ePub et maintentant le XMDF proposé par Sharp. C'est la jungle comme le titrait récemment Anouch Seydtaghia dans un article du quotidien suisse Le Temps qui résumait assez bien la problématique pour le consommateur.

Comment un lecteur peut-il s'y retrouver ? Entre les prix très variables (des liseuses, comme des ouvrages), les modes de connexion (avec ou sans Wi-Fi, 3G...), couleur ou monochrome, écran tactile ou pas, avec ou sans haut-parleurs, format de poche ou étendu, souple ou rigide... le choix est difficile. Et quid du poids de l'appareil, de son autonomie, des fonctions sociales (de partage) intégrées ? 

Certain d'entre vous se souviennent peut-être de la polémique soulevée par Amazon qui avait supprimé des livres de Orwell et de JK Rowling.

[...] cet événement a montré à quel point il était simple pour une société de censurer le contenu qu’elle propose mais aussi celui qu’elle a vendu. C’est une nouvelle qui va sûrement faire réfléchir certains acheteurs potentiels du Kindle et les faire pencher pour un reader moins propriétaire et moins contrôlé.

Je me ferai bien un beau tableau comparatif des offres si j'avais le temps et surtout si les fabricants voulaient bien m'envoyer leurs matériels (les commentaires sont ouverts pour déposer vos propositions !).
Pour commencer voici un tableau synthétique réalisé par Hervé Bienvault sur le nombre de livres (eBook) à partir duquel l'achat d'un lecteur électronique pourrait être amorti.
De mon côté, je vous propose de démarrer ma série d'articles sur le sujet par une liste de fonctionnalités qu'il serait possible de retrouver dans un seul et même appareil :
  • capable de lire plusieurs formats, ce qui implique la possibilité de faire évoluer le système de lecture intégré
  • indépendant en terme de DRM (définition), capable de lire tout livre numérique quelqu'en soit l'éditeur ou le distributeur, de le partager, le prêter, le revendre... pour que l'offre catalogue soit la plus exhaustive possible, car tout de même assez limitée pour le moment
  • avec une fonction encyclopédique pour clarifier ou m'aider à comprendre un mot (en temps réel ?!)
  • permettant de contextualiser historiquement (timeline ?) ET/OU géographiquement (carte interactive...) ce que je lis...
  • ... avec photographies, illustrations, extraits sonores, vidéos, réalité augmentée... multi-média quoi ! Par exemple, en pouvant animer une molécule en 3D dans un livre scolaire de chimie
  • donnant accès aux livres qui ne sont plus édités
  • délivrant des statistiques de lecture (les siennes et celle de la 'communauté de lecture', les données de cette dernière étant pour l'instant réservées aux bibliothécaires et autres professionnels du livre)
  • élargissant les informations autour des oeuvres et de leurs auteurs. Voir le très bon exemple de Molière 21 évoqué par LaFeuille.
  • équipé d'un système d'annotation des textes (au mot, à la phrase, à la page, pour l'ouvrage...) partageable avec d'autres utilisateurs (un peu comme dans WeRead, Babelio, Librarything...)
Viendra le temps où lire ne sera plus forcément un moment d'isolement.
Je crois qu'un nouvel art sera est à la croisée de l'ouvrage imprimé et du multimédia, en somme la convergence de l'internet, de la mobilité et de l'imprimé (sans pour autant que l'un ne cannibalise l'autre). L'émergence d'auteurs et d'oeuvres de genres nouveaux (Vooks et autres) est en marche !

Article réalisé en utilisant les bonnes feuilles d'Hubert Guillaud, d'eBouquin, Aldus, Arnaud R., Actualitté, entre autres.
Bande son : Fantomaniac

samedi 12 juin 2010

Pourquoi je ne veux pas retourner en Alsace !

Ce matin tôt, deux bonnes âmes m'ont recueilli après une belle soirée passée dans le marais (merci au passage à Stéphane et à son équipe préparatrice). L'occasion pour moi d'expliquer comment j'avais pu changer d'univers.

Voici quelques pistes. Outre les avantages à vivre en Alsace, énoncés dans un précédent billet, il y a tout de même quelques bonnes raisons de quitter ce "jardin magnifique".

  • Le climat est de type continental, glacial en hiver, écrasant en été. Les amplitudes thermiques (quotidiennes ou annuelles) sont importantes.
  • La mer est loin et les rares plans d'eau ne suffisent pas (d'ailleurs les alsaciens se baignent chez leurs voisins à Kehl ou à Caracalla (un must have seen).
Entrée des thermes de Baden-Baden Aperçu (d'une partie) des thermes de Baden-Baden A 35
Bande son : Big Jet Plane

lundi 24 mai 2010

Quel est le problème des apéros Facebook ?

Le réseau social Facebook est au centre de toute les préoccupations ces derniers jours. Non pas pour sa politique de confidentialité des données modifiée régulièrement ou pour son non respect des données des usagers mais pour quelque chose qui fait peur à ceux qui nous gouvernent : les apéros géants. Des rassemblements de gens pour le plaisir de se retrouver ensemble, de partager quelques chose qui sort de la sphère traditionnelle et mercantile avec le consentement des pouvoirs publics. 

Ce type de rassemblement peut rappeler les raves-parties pour lesquels des interdictions ont également été prononcées par le passé (qui en entend encore parler aujourd'hui ? Les raves ont-elles disparues ?). A la différence que ce type de manifestation n'était pas annoncée via les réseaux sociaux et que d'autres substances illicites pouvaient circuler (la musique ?)  Il ne me semble pas que l'alcool ait été récemment interdit à la vente, en tous cas pas pour les personnes majeures.

Il est temps d'arrêter de prendre les gens pour des schizophrènes (qu'ils sont peut-être d'ailleurs)  : 

restez chez vous. Vous avez tous les outils pour (télévision, téléphone, consoles de jeux, internet... et même les réseaux sociaux !). Regardez Roland Garros, la Coupe du Monde de Foot sur écran plat, con-so-mmez votre pizza et buvez votre... flotte !

et dans le même temps :

venez participez au débat, l'individualisme c'est mal (égoïste que vous êtes), allez discuter avec votre voisin, l'effort collectif (les retraites) est nécessaire, prenez les transports en commun...

Un peu contradictoire tout cela, mais nous n'en sommes pas à une injonction paradoxale près.

Je ne comprends pas que les syndicats ne se soient pas encore inspirés de ce type de rencontre pour organiser des manifestations conviviales et mobilisatrices.

Sur un autre réseau social, Twitter (oui je sais c'est mon chouchou) des Twitnics ou Twunch sont également proposés. Hélas Twitter n'a pas la renommée de Facebook et les événements proposés ne s'intitulent pas Apérotwit. 

Finalement le problème des apéros géants facebook c'est de commencer le nom de l'événement par le terme apéros ! A quand l'interdiction de la Féria de Nîmes, des fêtes de Bayonne, de la Garden-Party ou de la Bierfescht de Schilick... ?

Pour approfondir le sujet  :

Bande son : Viens boire un petit coup à la maison (chanson qui aurait du être censurée pour son apologie de l'alcool)

jeudi 13 mai 2010

Collusion d'information sur l'enseignement

Deux informations ont retenues mon attention ce matin sur l'éducation. L'une publiée sur Le Monde hier : La Cour des Comptes qui dénonce le système scolaire français.

l'école secondaire est encore gérée sur la base de décrets datant de 1950, quand on avait 5 % de bacheliers !

L'autre provient d'une interview filmée d'Edgar Morin (réalisée en février 2010), publiée sur l'EMF hier  :

auparavant l'enseignement était destiné à outiller les élèves à affronter les problèmes de leur vie à venir.

Et qu'aujourd'hui :

c'est tout au long de la vie qu'il faut préparer les jeunes et les adultes aux nouveaux problèmes posées par la société [et les TIC notamment]

Bande son : Avalon

dimanche 2 mai 2010

Usurpation d'identité électronique

C'est rocambolesque... c'est à Niort ! L'histoire en détail sur la Nouvelle République et en vision élargie sur Numérama
[Ajout du 3 mai 2010 : Le Monde relaie l'affaire en pointant les difficultés de la loi Hadopi]

Il est grand temps de s'équiper du Guide d'autodéfense numérique !

Bande son : L'Arsène

lundi 26 avril 2010

Donner envie

Le plaisir de la lecture... Pas facile à transmettre à ses enfants hypnotisés (comme leurs parents) par la magie des écrans ; télévision, ordinateur, console de jeux, téléphone portable, GPS, baladeur vidéo-mp3, e-book... Il est temps de passer au slow media, de déconnecter, de prendre le temps pour contempler, imaginer, s'évader sans bouger. Stop à l'ivresse de la vitesse !

Actuallité propose quelques conseils pour permettre aux enfants de retrouver le plaisir de lire. C'est basique, voire simpliste, mais surtout plein de bon sens et apparemment efficace. 
Autre solution très personnelle : déambuler par ici le 12 juin pour le plaisir de se laisser emporter par une musique, un dessin, un parfum, une couleur, un trait.
J'aime ! (pas Facebook).

Bande son : A l'envers, à l'endroit

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